Les stocks commerciaux de pétrole brut aux États-Unis ont connu la semaine dernière une baisse inattendue, selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), principalement en raison d’une réduction des importations.
Pour la période de sept jours achevée le 26 décembre, les stocks ont reculé d’environ 1,9 million de barils, alors que les analystes tablaient sur une augmentation de 500 000 barils, d’après la médiane d’un consensus établi par l’agence Bloomberg.
Au total, hors réserve stratégique, les stocks se sont établis à 422,9 millions de barils, tandis que la réserve stratégique a légèrement progressé à 413,2 millions de barils par rapport à la période précédente.
Cette baisse des stocks commerciaux s’explique notamment par une forte chute des importations (-18,62%), à 4,9 millions de barils par jour, un niveau le plus bas depuis février 2021. Les exportations ont également diminué (-4,87%), à 3,4 millions de barils par jour, entraînant un recul des importations nettes d’environ 957 000 barils par jour.
La production américaine est restée quasi stable, à 13,83 millions de barils par jour.
En théorie, cette diminution des stocks devrait soutenir les cours du pétrole brut, mais la quantité de produits livrés au marché américain, indicateur implicite de la demande, a également diminué (-4,60%), repassant sous le seuil symbolique des 20 millions de barils par jour.
La demande en produits distillés, incluant le gazole, a particulièrement chuté (-18,70%), tandis que la demande d’essence a aussi reculé (-4,24%).
Enfin, lundi, l’EIA a publié avec retard l’état des réserves pour la mi-décembre, notant un léger accroissement de 405 000 barils.


