Nombre de cas confirmés du virus Hantavirus
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé qu’une souche du virus hantavirus identifiée dans plusieurs cas liés à une épidémie à bord du navire de croisière MV Hondius correspond à la souche Andes, connue pour sa capacité de transmission interhumaine.
Selon un communiqué publié mercredi soir, 11 cas ont été signalés au 13 mai, dont trois décès. Parmi ces cas, huit personnes ont été confirmées en laboratoire comme infectées par la souche Andes, deux cas sont considérés comme probables, et un cas reste non conclu et fait l’objet d’analyses complémentaires.
L’OMS précise que ce dernier cas concerne une personne hospitalisée aux États-Unis, actuellement asymptomatique. Les résultats des tests réalisés dans deux laboratoires différents se sont révélés contradictoires, l’un étant positif et l’autre négatif. Le patient, de nationalité américaine et ayant voyagé à bord du navire, est hospitalisé dans le Nebraska et attend de nouveaux examens de confirmation.
Parmi les huit cas confirmés, deux décès ont été enregistrés.
Le hantavirus regroupe un ensemble de virus transmis principalement par les rongeurs, notamment les souris. Ces animaux peuvent héberger le virus dans leur urine, leurs excréments et leur salive. La transmission à l’être humain survient généralement par inhalation de particules contaminées dans l’air ou par contact avec des surfaces souillées, suivi d’un contact avec les muqueuses.
Contrairement à d’autres infections virales, la transmission interhumaine du hantavirus reste très rare. Elle n’a été observée que dans des cas limités, notamment pour certaines souches en Amérique du Sud. Les experts estiment ainsi que l’épisode survenu à bord du navire serait davantage lié à une contamination environnementale ou à une exposition indirecte à des rongeurs, plutôt qu’à une propagation entre passagers.


