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Bureau international du travail : Clôture du projet «Afere»
Le projet d’Appui à l’autonomisation économique des femmes en milieu rural (Afere) vient d’être clôturé par le Bureau international du travail (BIT), en partenariat avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. L’événement, qui a eu lieu récemment à Tunis, en présence de l’ensemble des partenaires centraux et régionaux, ainsi que des bénéficiaires du projet, était destiné à célébrer les principaux résultats du projet et les perspectives d’avenir. Un communiqué du BIT note que le projet « Afere» est financé par le ministère des Affaires Mondiales Canada sur une durée de 36 mois, à partir de janvier 2019, et ce, en étroite collaboration avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle ainsi que le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Ce projet couvre deux gouvernorats pilotes et cible deux filières (Sfax et Nabeul). A Sfax, ce sont les filières amande et broderie qui sont concernées, alors qu’à Nabeul, seule la filière broderie est visée. Selon la même source, «le principal objectif poursuivi à travers ce projet est l’autonomisation économique des femmes rurales à travers l’entrepreneuriat et par la voie d’un écosystème de l’entrepreneuriat qui leur est plus favorable. A ce titre, il répond à deux objectifs essentiels». Le premier objectif étant l’amélioration des capacités et des compétences des femmes entrepreneures et des futures femmes entrepreneures rurales. Le second serait la facilitation de l’accès aux finances et l’augmentation de leurs revenus. Le projet «Afere» vise également à rendre l’écosystème de l’entrepreneuriat plus propice à l’émergence et au développement de femmes entrepreneures rurales aussi bien dans les deux gouvernorats pilotes qu’au niveau national.
Transport aérien : Les passagers transportés en hausse de 108,2%
Du 1er janvier au 30 novembre 2022, le transporteur aérien national «Tunisair» a assuré le transport de deux millions de passagers, contre seulement 958.767 pendant la même période de 2021, soit une augmentation de 108,2%. Ainsi, le pourcentage de remplissage total des avions de la gazelle ailée s’est élevé à 74,5% contre 65,7% pendant la même période de 2021, soit une hausse de 8,8 points. La compagnie a également enregistré des recettes de l’ordre de 944 millions de dinars au cours des neuf premiers mois de 2022, contre 403,8 millions de dinars au cours de la même période de 2021 et 619 millions de dinars tout au long de l’année 2021. Au mois de novembre 2022, le trafic de passagers a affiché une augmentation de 22,2% par rapport à la même période en 2021, passant de 132.199 à 161.500 passagers. Les pays européens ont enregistré 64,9% du trafic en 2022 en augmentation de 9,9%, alors que l’Amérique du Nord (la ville de Montréal au Canada) est en hausse de 18,7%, le Maghreb et les pays africains, également en hausse de 63,2%. Quant aux marchés du Moyen-Orient, dont la part du trafic passagers est de 14,8%, ils ont enregistré une augmentation de 98,2% ; grâce à une reprise de l’activité sur les marchés saoudien et égyptien et à la croissance continue du marché turc. Il est à noter que la compagnie essaye par tous les moyens de surmonter ses difficultés afin d’améliorer ses services et être plus performante. Tunisair a commencé par l’acquisition d’une nouvelle flotte avec quatre nouveaux avions, livrés successivement en décembre 2021, et en février, octobre et décembre 2022, alors que le cinquième avion serait livré au cours du premier semestre de 2023.
Conseil des Chambres Mixtes : L’attractivité des territoires, une priorité !
Dans un communiqué publié par le Conseil des chambres mixtes (CCM), une attention particulière a été accordée à l’attractivité des territoires. Cette question est devenue, au cours des dernières années, cruciale en matière de politique économique, mentionne le même communiqué. «Pour la Tunisie, attirer les IDE a toujours constitué une préoccupation majeure dans toutes ses composantes publiques et privées. En effet, les IDE contribuent directement à renforcer les exportations du pays, créer de l’emploi, transférer de la technologie, participer à un aménagement plus harmonieux du territoire et contribuer au développement industriel».
Le CCM prend acte des mesures spécifiques qui ont été mises en place pour faciliter les IDE, tels que les programmes de privatisations, les régimes d’incitations fiscales, financières et de change. Toutefois, le CCM en qualité d’organisation qui compte parmi ses membres plusieurs investisseurs étrangers en Tunisie, voudrait manifester son inquiétude tant sur la capacité à retenir les investisseurs étrangers présents sur le territoire, que sur l’attractivité de nouveaux investisseurs, surtout que la Tunisie fait l’objet d’une concurrence devenue agressive de pays compétiteurs plus attractifs sur la communication et le marketing. Il rappelle que le site Tunisie reste encore une opportunité pour les co-localisations des chaînes de valeurs, pour optimiser sur la ré-industrialisation de l’Europe qui connaît des augmentations incessantes des coûts de production et pour jouer le rôle de passerelle en Afrique, en développement ou co-développement avec des partenaires étrangers
Sur le court terme, et afin de remettre en perspective les facteurs d’attractivité de la Tunisie, le CCM estime qu’il faut agir sans délais pour relancer les moteurs de l’investissement à travers un partenariat effectif Public-Privé. Concrètement, le CCM estime qu’une relance des investissements et des exportations qui vont générer une plus importante création d’emplois passe à travers les mesures diverses prioritaires, comme la relecture urgente de la loi de finances 2023 vers plus de réformes globales et équitables, l’annulation des dernières mesures prises le 17 octobre 2022 visant à restreindre les importations. Il faut, également, un partage rapide du nouveau projet du code de change, afin de le faire étudier par la communauté des affaires et de s’assurer que les mesures de change validées lors du débat public-privé y soient mentionnées…



