La voie de la souveraineté est irréversible, affirme le président du CNRD
Le président du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Imed Derbali, a réaffirmé, vendredi, l’attachement inébranlable de la Tunisie à sa souveraineté et à l’indépendance de ses décisions nationales, qualifiant cette prérogative d' »acquis intouchable et non négociable ».
« La Tunisie a choisi la voie de la souveraineté et n’en déviera en aucune circonstance », a-t-il souligné lors de la reprise de la séance plénière conjointe consacrée à l’examen du projet de loi de finances pour 2026.
Derbali a souligné que toute tentative de remettre en question le parcours national de la Tunisie ou de contester son choix affirmé de liberté et de dignité se retourne inexorablement contre ses instigateurs
« Ces manœuvres sont vaines face à la volonté d’un peuple libre et restent sans poids devant l’Histoire, qui garde la mémoire des crimes contre l’humanité commis par leurs auteurs », a-t-il ajouté.
Il a rappelé que le parcours initié le 25 juillet, marqué par la rectification, la reddition de comptes et la reconquête du pouvoir national, ne permettra en aucun cas l’expansion des interférences extérieures, ni l’emprise des lobbies influents, ni la perpétuation d’un système de rente économique ayant fragilisé le pays et creusé les inégalités.
Le président du Conseil a souligné que la réussite de ce parcours demeure tributaire d’un climat institutionnel sain, fondé sur le respect mutuel et exempt de tout conflit ou tension susceptible de freiner le travail législatif ou de porter atteinte à son image et à son rôle.
Il a rappelé que la séance aborde des questions touchant directement au quotidien des citoyens et à leurs conditions de vie, ce qui accroît la responsabilité des législateurs.
Le président de la République, Kais Saïed, a adressé, le 25 novembre, un vif rappel à l’ordre au représentant de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, pour « manquement aux normes régissant l’exercice de la diplomatie » et une conduite « en dehors des cadres officiels reconnus par les usages diplomatiques » dans l’exercice de ses fonctions en tant que représentant accrédité de l’UE auprès de l’État tunisien et de ses institutions.
Par ailleurs, le chef de l’État a chargé, jeudi, le ministre des Affaires étrangères de remettre un ferme rappel à l’ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie, Josephine Frantzen, en raison de son « non-respect des règles régissant l’exercice de la diplomatie », l’exhortant à observer strictement les usages diplomatiques et à s’abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures du pays.
Saïed a en outre déclaré être pleinement informé des dates et de l’ordre du jour de la réunion du Parlement européen, (en référence à l’intervention sur le dossier de Sonia Dahmani), qu’il a qualifiée d’ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Tunisie, affirmant que « ceux-ci doivent se départir de cette illusion obstinée selon laquelle, ils seuls détiennent le monopole de l’enseignement et de la leçon ».