Des indicateurs financiers à capitaliser et à renforcer
Les indicateurs au vert, sur le plan socio-économique, continuent à s’afficher en ces moments où le pays est en train de passer en revue les détails du projet de loi de finances 2026 au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) devant déterminer la politique financière au cours de la prochaine année 2026.
En effet, le tout dernier rapport de résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat, rendu public par le ministère des Finances, fait ressortir un excédent de l’ordre de 655 millions de dinars (MD) à fin septembre 2025, alors qu’à la même période de l’année écoulée, notre pays enregistrait un déficit à hauteur de 1.067 MD.
L’amélioration s’avère nette et selon les analyses effectuées par les observateurs et les experts, ces résultats positifs s’expliquent par bon nombre de raisons, dont notamment la hausse des ressources budgétaires et des recettes fiscales, voire celles non fiscales.
A cela s’ajoutent la baisse des dépenses d’investissement et de gestion ainsi que celles des services de la dette dans le sens où le recours à la dette intérieure prend le dessus sur celle extérieure à hauteur respectivement de 10,8 milliards de dinars et 8,7 milliards de dinars.
Rappelons que la Tunisie est appelée à s’acquitter de plusieurs échéances dues à des emprunts contractés sur les marchés internationaux, d’où la prise de conscience par l’État quant à la nécessité de maîtriser progressivement le coût de l’endettement, même si la structure de la dette tunisienne demeure fortement dépendante des marchés internationaux.
En outre, si les charges de financement (intérêts de la dette) ont légèrement régressé de 4,1%, les ressources de trésorerie ont, quant à elles, évolué positivement de 16,5%, sachant qu’elles seront mobilisées à hauteur de 99% pour le remboursement du principal de la dette.
Il faut dire qu’une réforme structurelle, engagée depuis la mise en œuvre du processus du 25 juillet 2021, a permis une amélioration du déficit du compte courant, tout en renforçant les réserves de change, ce qui devrait encourager le gouvernement à mieux faire face à une partie des remboursements de sa dette extérieure, sans oublier que la Tunisie est désormais classée, selon l’indice de développement humain, 5e sur 54 pays africains.
Ainsi, pour renforcer la résilience de son économie, la Tunisie devrait accélérer sa transformation structurelle avec le rétablissement de la viabilité des finances publiques, le soutien des partenaires de développement, tout en mettant en œuvre la mise à niveau de l’industrie, l’amélioration du climat des affaires et le développement du capital humain.