Tunisie : ce que l’on sait sur la polémique du “million de moutons venus d’Italie”
La controverse autour de la prétendue “donation italienne d’un million de moutons” a été relancée, alors qu’aucune preuve officielle ne permet à ce jour d’en confirmer l’existence.
Selon le député Khaled Hakim Mabrouki, vice-président de la Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la pêche à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), cette question a été évoquée lors d’une réunion entre la commission parlementaire et le groupement professionnel commun de l’élevage relevant de l’organisation CONECT.
Le parlementaire a indiqué, lors de son passage ce mardi 26 mai 2026 sur Jawhara FM, que cette supposée donation aurait été évoquée comme une proposition datant de 2016, portant sur un million de brebis originaires de la région de la Sardaigne.
Toutefois, il a précisé qu’aucun document officiel ne vient, à ce jour, confirmer l’existence de cette aide ni expliquer les raisons de son éventuel rejet par les autorités tunisiennes. Il a en outre rappelé que le ministère de l’Agriculture ainsi que l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche ont formellement nié l’existence de cette donation.
Sur un autre plan, Khaled Hakim Mabrouki a indiqué que les prix des moutons de sacrifice ont récemment enregistré une baisse estimée entre 150 et 300 dinars, dans un contexte marqué par une diminution de la demande des consommateurs face à la hausse générale des prix.
Il a précisé que le prix d’un mouton de bonne qualité, généralement utilisé pour l’Aïd et pesant en moyenne 15 kilogrammes, se situe actuellement entre 1 100 et 1 150 dinars, tandis que certains animaux sont proposés à partir de 800 dinars.
Enfin, le député a soulevé la question de l’absence de statistiques officielles précises sur le cheptel national en 2026. Selon lui, ni les autorités publiques ni les organisations professionnelles ne disposent de chiffres fiables, les estimations non officielles évoquant un effectif supérieur à 500 000 têtes.
Ces estimations reposent principalement sur les opérations de vaccination vétérinaire, utilisées comme indicateur indirect, malgré des limites liées notamment aux risques de doublons dans certaines régions et aux difficultés de couverture dans les zones rurales éloignées des centres vétérinaires.
R.I



