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Souveraineté économique: Une industrialisation innovante et concurrentielle

  • 31 mai 2026
  • 3 min de lecture
Souveraineté économique: Une industrialisation innovante et concurrentielle

Le Chef de l’Etat réaffirme, à chaque fois, son attachement à la réinstauration d’une économie souveraine, forte et durable. Loin de toute approche rentière. C’est pour cette raison qu’il ne cesse de recommander une industrialisation à forte valeur ajoutée, innovante et surtout hautement concurrentielle. Et notre pays dispose de bonnes cartes pour réussir ce projet.

La Presse — Le rapport de la Banque africaine de développement sur l’Indice de l’industrialisation en Afrique 2025 vient confirmer, comme on l’a souvent relevé, le besoin urgent de notre pays de réinventer encore plus sa politique industrielle. Certes, il continue à résister à une conjoncture difficile, à réaliser quelques bons résultats, notamment au niveau de la branche électrique et mécanique, à se positionner parmi les principaux pays manufacturiers du continent (4e) et confirme toujours son statut de pôle industriel majeur en Afrique, notamment du Nord. Toutefois,  il est encore loin de rivaliser réellement avec certains concurrents directs.

C’est le cas du Maroc qui a réussi à devenir, en 2025, la première puissance industrielle du continent, déclassant, ainsi, certaines puissances traditionnelles comme l’Afrique du Sud et l’Egypte, respectivement 2e et 3e.

Selon certaines analyses, le mérite du Maroc revient à « l’envolée de ses branches exportatrices, la forte intégration de ses infrastructures logistiques, et la diversification de son système production ». Cela revient, également, à une « transformation profonde de son modèle économique, en s’orientant, essentiellement, vers les écosystèmes  intégrés, trop appréciés par les grandes firmes industrielles internationales ».

L’on estime, toutefois, que la Tunisie, qui a pu améliorer son indice par rapport au dernier classement, est capable de rattraper son retard par rapport à ses concurrents grâce à la performance de son capital humain et à la solidité de son écosystème de startups. Il suffit seulement que nos architectes  apportent les corrections nécessaires à certaines défaillances structurelles, surtout au niveau de l’infrastructure, toujours timide, ou encore du cadre réglementaire, peu cohérent avec les nouvelles tendances.

Miser sur les écosystèmes intégrés

L’industrie tunisienne est appelée, en effet, à miser sur une transition large vers les écosystèmes industriels intégrés, à travers un passage rapide d’unités de productions isolées à des clusters bien interconnectés dans les chaînes de valeur aussi bien régionales qu’internationales.

Ce passage est d’autant plus important qu’il permettrait, à moyen et long terme, à élargir le niveau d’innovation, désormais stratégique pour le bon positionnement à l’international, à réduire les coûts, notamment logistiques, à améliorer la qualité et à garantir une meilleure valeur ajoutée à travers le passage à la co-conception  et à la production finale.

Il s’agit, sans aucun doute, d’une montée en gamme qui aiderait l’industrie tunisienne à mieux maîtriser les activités de pointe et à prétendre à un niveau de rentabilité élevé.

De tels objectif, du reste irréversibles, sont tout à fait possibles, surtout que depuis quelque temps, et malgré certaines contraintes, notamment administratives et fiscales,  l’industrie tunisienne semble gagner progressivement en attractivité, grâce à une dynamique d’investissement de plus en plus importante, un environnement d’affaires assez favorable et un potentiel humain et technique bien engagé. Sans parler d’un positionnement toujours stratégique.

Auteur

Anis SOUADI

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