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Réinvention de l’Afrique : Du statut de subordonné à celui de décideur

  • 1 juin 2026
  • 3 min de lecture
Réinvention de l’Afrique : Du statut de subordonné à celui de décideur

Encore une fois, le Président de la République parie sur une Afrique « totalement transformée et réinventée ». Une Afrique solidaire, décomplexée, souveraine et autonome.

Une telle reconversion permettrait au continent de mettre à profit tout son potentiel jusque-là mal valorisé, et de se positionner, ainsi, en tant qu’acteur majeur sur la scène économique et financière internationale.

La Presse — Tout le monde convient que la transformation de l’Afrique est aujourd’hui un pari tout à fait légitime, surtout que le continent, de l’avis de tous les analystes, détient un potentiel économique assez conséquent, capable de faire de l’Afrique, une fois revalorisé et bien exploité, le nouveau centre d’affaires international et une véritable puissance économique et financière mondiale. C’est-à-dire un cadre majeur de la nouvelle carte géoéconomique internationale.

Ce qui est encore important, c’est que notre continent dispose d’un capital humain hautement qualifié qui, une fois bien orienté, pourrait l’aider à détenir son destin en main et passer ainsi du statut de subordonné à celui de décideur.

Pour réussir une telle transformation, il est nécessaire, comme le réaffirme souvent le Chef de l’Etat, « de se doter d’une vision intégrée et ambitieuse, fondée sur des idées et des concepts forgés par l’Afrique elle-même et portés par la volonté de ses peuples ».

Un partenariat sincère et engagé

Cela signifie certainement que l’Afrique doit se libérer de toutes les pratiques héritées du passé et concevoir de nouvelles approches qui sont en mesure de reconvertir ses atouts et ses ressources en projets et programmes de développement concrets. Une ambition qui reste à la portée, surtout que le Continent ne cesse de prouver la fiabilité de sa politique de gestion économique. N’oublions pas que, depuis 2023, l’Afrique se place au deuxième rang des régions à la croissance la plus rapide ».

Toutefois, une telle transformation suppose un nouveau cadre bien adapté, en plus clair un nouvel ordre mondial tenant compte, essentiellement, d’une révision sérieuse et profonde de l’architecture financière internationale actuelle, comme le recommandent depuis quelque temps les différents décideurs africains. Il est temps  d’appliquer une répartition financière juste et équitable, car « les capitaux internationaux doivent aller là où il y a réellement nécessité », comme le recommande, à chaque fois, les différents décideurs africains.

Une nouvelle architecture que les observateurs estiment incontournable étant  l’importance du financement qu’exige le projet africain. D’ailleurs, les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), tenues du 25 au 29 mai 2026, ont réaffirmé le besoin urgent « de disposer de systèmes financiers plus solides pour  mobiliser des  ressources à grande échelle et assurer le financement du développement de l’Afrique », notamment dans ce contexte géopolitique complexe. Cela est d’autant plus nécessaire que l’Afrique a besoin, chaque année, de 400 milliards de dollars pour le financement de son développement.

En parallèle, il est important aujourd’hui d’assouplir les contraintes juridiques et réglementaires pour pouvoir élargir le niveau d’attractivité des capitaux et accroître les investissements. L’instauration d’un cadre de coopération et de partenariat sincère, engagé et soutenu reste, à ce stade, incontournable pour la conduite de toutes ces ambitions.

Auteur

Anis SOUADI

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