Examens nationaux : savoir gérer son temps et son stress le jour de l’épreuve
À l’approche des examens nationaux, l’expert en neuropsychologie Aymen Trabelsi insiste sur l’importance de la stabilité mentale et d’une bonne gestion du temps pour permettre aux candidats d’exploiter pleinement leurs capacités et d’éviter les erreurs liées au stress ou à une mauvaise organisation.
Lors d’un entretien accordé la TAP, consacré à la préparation psychologique et mentale des élèves candidats aux examens nationaux, il a expliqué que la première étape, dès la réception du sujet, consiste à effectuer une lecture globale et attentive des questions avant de commencer à répondre. Cette démarche permet d’établir une « carte mentale » de l’épreuve, d’identifier les exercices selon leur niveau de difficulté et d’organiser efficacement l’ordre de traitement des questions.
Concernant la gestion du temps, le spécialiste recommande d’adopter le principe du « temps proportionnel à la note ». Chaque question devrait ainsi bénéficier d’un temps de réponse adapté à son coefficient ou au nombre de points attribués. Il conseille également de ne pas s’attarder dès le départ sur les questions les plus complexes, mais de les reporter à une étape ultérieure afin d’éviter une montée du stress susceptible de perturber la concentration et de faire perdre des points sur les autres exercices.
Face à une sensation de peur ou de panique pendant l’examen, Aymen Trabelsi préconise le recours à des techniques de respiration profonde, notamment la méthode dite « 4-4 ». Celle-ci consiste à inspirer profondément pendant quatre secondes puis à expirer lentement durant quatre secondes, en répétant l’exercice trois à quatre fois.
Selon lui, cette technique agit directement sur le système nerveux autonome en activant les mécanismes physiologiques qui ralentissent le rythme cardiaque et réduisent la tension nerveuse. La respiration lente et profonde envoie également au cerveau des signaux de sécurité qui contribuent à diminuer la production des hormones du stress et à restaurer les capacités de concentration, de réflexion logique et de prise de décision.
Le neuropsychologue conclut que la réussite à un examen ne dépend pas uniquement des connaissances acquises. Elle repose aussi sur la capacité du candidat à gérer son attention, à maîtriser son temps et à contrôler son niveau de stress. Un état psychologique serein et une organisation rigoureuse demeurent, selon lui, des facteurs essentiels pour optimiser les performances le jour de l’épreuve.


