Retour sur la Visite du président de la République à l’Ariana : Proximité et confiance dans la résilience des Tunisiens
Dimanche soir, Kaïs Saïed s’est rendu à l’Ariana pour une nouvelle visite inopinée, fidèle à sa stratégie de proximité.
Au-delà de ces déplacements réguliers sur le terrain, cette visite a permis au Président d’échanger directement avec les habitants. À l’heure où les rumeurs et la désinformation pullulent dans l’espace public, cette démarche n’a rien d’anodin.
Elle vise à consolider davantage ce lien de confiance direct établi avec les citoyens. Pour le Chef de l’État, c’est une manière forte de réaffirmer la présence de l’État avec ses institutions là où les Tunisiens l’attendent le plus.
La Presse — Alors que certaines parties semblent ériger leurs aspirations en certitudes, évoluant dans un univers virtuel saturé de rumeurs, de fausses informations et de campagnes de désinformation de toutes sortes, la réalité du terrain ne fait que rappeler un ordre bien établi et une tout autre dynamique. C’est dans ce contexte que le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu dimanche soir dans le gouvernorat de l’Ariana à l’occasion d’une visite inopinée.
Cette visite s’ajoute à une série de déplacements effectués par le Chef de l’État dans différentes régions du pays, illustrant sa volonté de maintenir un lien direct avec les Tunisiens et de s’informer, au plus près du terrain, des défis auxquels ils sont confrontés.
Cette visite inopinée s’inscrit dans une série de déplacements de terrain effectuée ces derniers mois dans plusieurs régions du pays, notamment à Nabeul en mai dernier (Port des Princes et El Mangaa, Rtiba, Korbous, collège de Béni Khiar) et durant le mois de mars dans des structures de santé à Tunis (la policlinique El Omrane et à la Pharmacie centrale) afin d’échanger directement avec les citoyens, constater les conditions de vie et suivre de près le fonctionnement des services publics.
Primat du terrain face aux discours
Au cours de cette récente tournée dominicale, le Chef de l’État s’est rendu dans plusieurs localités de la région de l’Ariana où il a échangé directement avec les habitants, écoutant attentivement leurs préoccupations quotidiennes, leurs revendications et les difficultés auxquelles ils sont confrontés.
Fidèle à une démarche qu’il a souvent privilégiée depuis son accession à la magistrature suprême, Kaïs Saïed a, en toute logique, choisi le contact direct avec les citoyens, loin des analyses de cabinet, des débats de salon et des interprétations véhiculées sur les réseaux sociaux. Une approche qui traduit sa volonté de s’appuyer sur l’écoute directe pour apprécier les réalités du pays et mesurer l’impact des politiques publiques.
Selon les déclarations rapportées par TAP à l’issue de cette visite, le Président de la République a souligné que ce déplacement s’inscrivait “ dans le cadre de sa démarche constante de proximité avec les citoyens et de suivi attentif de leurs préoccupations”.
Il a également réaffirmé sa “détermination à œuvrer à la satisfaction de leurs attentes et à poursuivre les efforts visant à répondre aux besoins exprimés par la population”.
Si elle s’ajoute à une série de déplacements effectués par le Chef de l’État dans différentes régions du pays, cette visite illustre indéniablement sa volonté de maintenir un lien direct avec les Tunisiens et de s’informer, au plus près du terrain, des défis auxquels ils sont confrontés.
Elle survient toutefois dans un contexte marqué par des campagnes menées par certains lobbies qui tentent de déstabiliser le pays en recourant à l’intox.
« L’État ne se gère ni par les publications sur les réseaux sociaux ni par les mensonges », a affirmé le Président de la République, ajoutant que « la Tunisie demeure forte grâce à son peuple, capable de faire échec à toutes les manœuvres ourdies contre elle ».
Le message est bien clair pour ceux qui nourrissent encore l’espoir d’un retour au pouvoir à travers des campagnes de désinformation ou des calculs politiques déconnectés de la réalité du pays.
Kaïs Saïed a également tenu à rappeler que la conduite des affaires du pays repose avant tout sur le fonctionnement des institutions et le respect des lois de la République.
Dans un contexte marqué par la multiplication des rumeurs et des spéculations sur la situation politique, il a insisté sur la continuité de l’État et la solidité de ses structures.
Il a, par ailleurs, exprimé sa confiance dans la capacité des Tunisiens à surmonter les défis auxquels le pays est confronté, soulignant que la cohésion nationale et l’attachement à l’intérêt général demeurent les principaux atouts de la Tunisie face aux difficultés économiques et sociales actuelles.
L’efficacité de l’action publique à l’épreuve du terrain
Insistant sur le besoin de « solutions nationales globales » lors de cette visite, Kaïs Saïed rappelle son refus des solutions de rafistolage face aux crises actuelles.
L’heure n’est plus aux solutions de fortune. Affirmant que ses équipes travaillent sans relâche « jour et nuit » il démontre ainsi qu’il est à l’écoute des doléances et attentes légitimes de tous les Tunisiens.
À ce propos, le Chef de l’État a tenu à clarifier les choses à l’adresse de ceux qui n’ont pas encore saisi que le pays vit une réelle révolution et une profonde mutation. Pas de place à l’inertie ou aux tergiversations.
“Chaque responsable est appelé à assumer pleinement ses fonctions”. Pour Kaïs Saïed, si la stratégie politique est tracée, c’est désormais sur le terrain et dans le quotidien des citoyens que les résultats doivent se faire sentir.
Déterminé à insuffler une nouvelle dynamique à l’action publique, le Président de la République a adressé un message ferme aux responsables qui peinent à accomplir leurs missions avec l’efficacité requise.
Il a ainsi évoqué la possibilité de remplacer les cadres défaillants par de jeunes compétences capables d’apporter un nouveau souffle à l’administration et aux institutions de l’État.
En ouvrant davantage la voie à la jeunesse tunisienne pour participer à la gestion des affaires publiques, le Chef de l’État affiche sa volonté de miser sur une nouvelle génération de responsables, porteuse de nouvelles idées, d’engagement et d’ambition.
Cette orientation se veut à la fois un signal d’exigence envers ceux qui n’ont pas été à la hauteur des attentes et un pari sur les capacités des jeunes Tunisiens à contribuer activement au redressement du pays et à relever les défis qui se posent à lui.
Vraisemblablement, le changement ne peut se limiter aux discours ou aux bonnes intentions. Il passe inéluctablement par le renouvellement des compétences, la valorisation du mérite et la responsabilisation de celles et ceux qui sont appelés à servir l’intérêt général.
Dans un contexte où les citoyens exigent des résultats concrets, l’injection d’un sang neuf dans les rouages de l’administration phagocytée de l’intérieur depuis 2011, faut-il le rappeler, apparaît comme un levier essentiel.
C’est la clé de voûte pour accélérer les réformes, améliorer la qualité du service public et, enfin, redonner confiance dans la capacité de l’État à répondre efficacement aux attentes de la population.



