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Culture

À l’Espace Art et Culture Hedi-Turki, Jo Ann Morning expose : « Rêverie transcendantale »

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  • 3 juin 2026
  • 2 min de lecture
À l’Espace Art et Culture Hedi-Turki, Jo Ann Morning expose : « Rêverie transcendantale »

Un voyage inter-planète terre où les paysages et les scènes défilent comme sur un écran en suivant un synopsis écrit sur le canevas des souvenances.

Née en 1950 à Santa Monica en Californie, Jo Ann Morning commence des études de design et peinture à Los Angeles et, en 1969, elle intègre le San Francisco Art Institute. De 1972 à 1980 elle vit à Seattle puis à Paris en 1981 où elle fréquente divers ateliers. Depuis 2012, Hammamet est son refuge.

Son chemin pictural parti des Etats-Unis, traverse l’Europe, fait escale au Japon et en Corée du Sud et continue vers la Turquie, l’Egypte, le Maroc et la Tunisie. Un voyage inter-planète terre où les paysages et les scènes défilent comme sur un écran en suivant un synopsis écrit sur le canevas des souvenances.

Un petit clin d’œil à Kant, quant au vocable transcendantal, qui dans les « imaginaires métissés » de Jo Ann Morning emprunte le synonyme de remarquable.

Coloriste, l’artiste peintre se retrouve dans son univers de l’informel et épouse cette volonté de signifier où la joie esthétique se conjugue avec le bonheur de l’âme.

En suivant le sentier « cimaisique », des éclats de réminiscences de certains peintres américains, voire Jasper Johns (1930) ou bien encore Ronald Kitaj (1932-2007), effleurent ma pensée.

L’œuvre de Jo Ann Morning nous regarde comme le pensait Paul Klee, à nous de déchiffrer l’écriture.

Son geste créateur ouvre la porte au hasard heureux d’une tache de couleur et permet ainsi de trouver la clé de « cette même étoffe dont nous sommes faits : les songes ».

S. Montéléone

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Auteur

La Presse

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