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Société

Une campagne de capture des chiens errants déployée tout au long du mois de juin au Kef

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  • 5 juin 2026
  • 3 min de lecture
Une campagne de capture des chiens errants déployée tout au long du mois de juin au Kef

La municipalité du Kef a annoncé le lancement d’une vaste campagne de capture des chiens errants couvrant l’ensemble du territoire relevant de la zone de sécurité nationale de la ville. L’opération, entamée le 1er juin 2026, se poursuivra jusqu’au 30 juin.

Les interventions sont programmées exclusivement durant la nuit, entre minuit et 3 heures du matin, selon un communiqué de la municipalité.

Les autorités locales ont appelé les citoyens à faire preuve de vigilance pendant toute la durée de la campagne afin d’éviter tout incident lié aux opérations nocturnes.

Les habitants, en particulier ceux résidant dans les zones densément peuplées ou à proximité des lieux susceptibles d’abriter des chiens errants, sont invités à prendre les précautions nécessaires.

Une réponse à la prolifération des chiens errants

Cette initiative s’inscrit dans les efforts des autorités locales visant à limiter la prolifération des chiens errants dans la région. Ces derniers mois, ce phénomène a été à l’origine de plusieurs cas de morsures et de nuisances signalées par les habitants.

La campagne intervient dans un contexte de débat récurrent sur les méthodes de gestion de la population canine errante en Tunisie.

Des organisations de défense des droits des animaux rappellent que certaines municipalités privilégient désormais des campagnes de stérilisation, considérées comme une alternative plus durable et plus respectueuse du bien-être animal. Elles appellent à une révision des méthodes actuelles et au respect des dispositions légales contre la cruauté envers les animaux.

Une problématique structurelle

La gestion des chiens errants reste un défi majeur pour les municipalités tunisiennes, dans un contexte marqué par l’augmentation de leur nombre ces dernières années.

Les causes évoquées incluent notamment l’absence de stratégie nationale de stérilisation, l’accumulation des déchets ménagers dans certaines zones constituant une source de nourriture, ainsi que l’abandon d’animaux domestiques.

Les établissements de santé ont par ailleurs signalé une hausse des cas de morsures, entraînant un recours accru à la vaccination contre la rage et une charge supplémentaire pour le système de santé publique.

Enfin, plusieurs associations de protection animale continuent de plaider pour le remplacement des campagnes de capture par des programmes de stérilisation et de prise en charge à grande échelle.

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Auteur

La Presse

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