Baccalauréat – 2e journée : Difficulté moyenne, chapitres prévisibles
Des milliers de candidats ont passé, hier, les examens planifiés pour la deuxième journée du baccalauréat. Ceux inscrits au lycée du Bardo — connu communément sous l’appellation «Essaydia» — ont été unanimes sur les bonnes conditions relatives aux examens. Bien que relevant de sections différentes, ils ont la même appréciation de l’épreuve : un examen à la portée de tout élève assidu et appliqué !
La Presse — Les candidats au bac informatique ont eu droit à un examen de programmation moyen dans son ensemble. «Personnellement, je m’attendais à une épreuve nettement plus ardue surtout que nos professeurs nous ont initiés à des examens bien plus rudes», indique Abdelwahab Gunidi.
Certes, l’examen était moyennement facile, mais tout de même assez long pour nécessiter un surplus de concentration. Ayoub Dbira, bac informatique, semble satisfait de son rendement et de l’aspect abordable de l’examen. Il sait pertinemment que chaque effort sera compensé, et que chaque matière exige travail et abnégation.
«Il est vrai que nous misons davantage sur les matières de base. Néanmoins, chaque matière compte. Demain, nous passerons deux examens, soit celui de physique et celui du français. Il faut savoir anticiper sur le calcul des éventuelles notes selon la base des coefficients de chaque matière. Celles littéraires sont de coefficient 1. Elles ne semblent certes, pas influer gravement sur la moyenne. Cependant, les langues — dont le français- sont fondamentales à notre cursus; une réalité à prendre en considération», explique Ayoub.
Abdelwahab aussi passe aujourd’hui les deux examens précités. Pour lui, l’agencement des examens constitue un détail impactant. «Heureusement, souligne-t-il, que le planning allie deux matières de natures différentes, soit une matière scientifique et une matière littéraire. C’aurait été compliqué de devoir passer deux examens à caractère scientifique durant la même journée».
S’agissant de l’épreuve de l’économie, elle n’a pas été d’une grande complexité. C’est du moins ce que confirment les élèves inscrits à la section économie-gestion. «Ceux qui ont bien révisé et bien travaillé durant toute l’année s’y retrouveront sûrement. L’examen était abordable, à l’exception peut-être de la dissertation que certains jugeraient comme étant difficile», indique Adam Khyati. Il est à savoir que l’examen de l’économie a été axé sur plusieurs volets notamment le calcul, le chômage et l’inflation ainsi que la dualité consommateur-producteur.
Patientant à l’ombre d’un arbre, Yassine Ben Chrouda, bac technique, semble désemparé. C’est que l’examen, quoique prévisible, était un peu plus difficile que ceux passés au cours de l’année…
Pourtant, cet élève a accordé plus de temps de révision et de concentration à la matière technique. Les chapitres abordés durant l’examen étaient sans surprises, soit la moto, la cotation et le schéma. Mais l’expression du visage de Yassine, elle, trahit une petite crainte tout à fait compréhensible.
Quant à l’examen de mathématiques, il semble avoir été sur la même longueur d’onde que les autres épreuves. «Je trouve que l’examen était moyen en termes de difficulté. Néanmoins, il nécessitait plus de quatre heures de travail», indique Adnene Challouf, bac maths. L’examen s’était articulé autour de quatre axes : le complexe, l’arithmétique, le déplacement et l’analyse. «Heureusement que les volets que l’on craignait nous ont été épargnés ! », fait-il remarquer, soulagé.



