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Editorial

Le secteur des composants automobiles, une fierté

  • 7 juin 2026
  • 3 min de lecture
Le secteur des composants automobiles, une fierté

LE secteur des composants automobiles est l’une des fiertés de la dynamique économique nationale avec des performances attestées et des chiffres éloquents lui permettant d’être, indéniablement, la locomotive dans le domaine industriel, surtout qu’il constitue le plus grand exportateur dans le continent africain.

En effet, la Tunisie vise même la place de leadership en la matière pour devenir, carrément, un hub régional pour ledit secteur, comme cela a été mentionné lors de la 4e édition de la Journée de l’innovation dans l’industrie automobile et au cours de laquelle les participants ont pu aborder l’état d’avancement des projets liés aux fondements de la compétitivité de l’industrie automobile.

Il faut dire que notre pays dispose de plus de trois cents entreprises dans ce domaine, dont pas moins de 140 sont à participation étrangère, alors que 65 % d’entre elles sont totalement exportatrices, tout en employant environ 120 mille personnes avec une valeur ajoutée de nature à attirer davantage d’investissements.

Tout en se félicitant de l’apport financier de ce secteur, qui génère, grâce aux exportations, un pactole annuel de l’ordre de 3,5 milliards de dollars, soit l’équivalent de plus de dix milliards de dinars, sans oublier la nécessité de ne pas se contenter de l’assemblage et du montage basiques, mais d’aller rapidement vers la connectivité et la digitalisation de façon à booster l’intégration locale grâce à la mise en valeur des approvisionnements en câblage, en électronique et en châssis.

La Tunisie dispose, certes, de compétences confirmées, mais elle gagnerait à poursuivre la formation de nouveaux cadres, outre l’obligation de fournir l’infrastructure nécessaire et de répondre aux développements technologiques, en plus de la transformation des défis en nouvelles opportunités.

Il serait utile d’ajouter que le secteur a enregistré un saut qualitatif concernant la réalisation des projets de recherche, de développement et d’attrait des compétences tunisiennes, et ce, depuis la signature du Pacte pour la compétitivité de l’industrie automobile en Tunisie en 2022 et qui est parvenu à réaliser les objectifs escomptés avant les délais, dont notamment la création de 50 mille emplois durant la période quinquennale 2022-2027.

Toutefois, il faut avouer que le secteur demeure confronté à de nombreux défis dans un contexte international marqué par la transition vers les véhicules intelligents connectés, et où il est impératif de compter sur la disponibilité de milliers d’ingénieurs dans des spécialités telles que la mécatronique, l’électronique, les logiciels industriels, les communications et le génie mécanique.

Ainsi, l’évolution des différents indicateurs laissent entendre que notre pays avance à pas résolus vers l’intégration du secteur, bénéficiant même de l’intérêt présidentiel tout en étant considéré comme un des piliers industriels capable d’exceller et d’atteindre des paliers supérieurs.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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