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Economie

L’Office des Céréales impose un protocole strict pour sécuriser la récolte

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  • 8 juin 2026
  • 3 min de lecture
L’Office des Céréales impose un protocole strict pour sécuriser la récolte

Face aux défis climatiques et logistiques, les autorités agricoles conditionnent la réussite de la saison et le paiement des producteurs au respect rigoureux de nouvelles directives techniques et de sécurité.

Alors que le coup d’envoi de la campagne de moisson et de collecte des céréales est donné à travers les différents lieux de production, l’Office des Céréales invite instamment les agriculteurs à se conformer à une série de mesures techniques et préventives drastiques. L’objectif est double : garantir une réception des marchandises dans des conditions optimales au sein des centres de collecte et préserver la qualité du grain jusqu’au versement des compensations financières.

Dans un communiqué officiel publié ce lundi 8 juin 2026, l’Office insiste particulièrement sur le respect du seuil critique quant au taux d’humidité des céréales. L’institution a indiqué que ce taux d’humidité ne doit en aucun cas dépasser 14 % avant le démarrage des coupes. Le respect de ce plafond technique constitue la clé de voûte de la stratégie nationale pour d’un côté, préserver la qualité de la récolte et de l’autre, sécuriser les futures opérations de stockage.

Par ailleurs, un accent majeur est mis sur l’entretien du matériel. Pour endiguer le fléau des incendies et réduire le gaspillage, les exploitants doivent impérativement réviser leurs moissonneuses et tracteurs, passer les contrôles techniques requis et ajuster les machines selon les variétés de céréales et le calendrier de récolte.

Ce plan de contingence, élaboré conjointement par le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche et l’Office National de la Protection Civile, impose des règles de terrain strictes. Parmi elles : la présence obligatoire d’extincteurs, l’installation de pare-étincelles sur les pots d’échappement des engins, le désherbage des aires de battage et des zones de stockage, ainsi que la création de bandes de labour coupe-feu autour des parcelles.

Les autorités préconisent également un fractionnement des grands champs et interdisent formellement le stockage du foin à proximité des lignes à haute tension et des poteaux électriques, tout en exigeant des équipements d’intervention rapide sur chaque exploitation.

Sur le plan logistique et commercial, la procédure de livraison a été soigneusement balisée. À leur arrivée, les cargaisons subissent une inspection sanitaire rigoureuse avant d’être pesées. Une fois le ticket de pesée émis, l’agriculteur reçoit immédiatement un bon de réception dûment signé et tamponné, accompagné d’une copie du ticket et d’un échantillon initial. Un échantillon composite, représentatif de la totalité des volumes vendus par l’exploitation, est ensuite transmis à des laboratoires spécialisés pour des analyses approfondies. L’Office s’engage ainsi à délivrer la fiche de paie et les résultats techniques dans un délai maximal de 15 jours suivant la dernière livraison.

Ces dispositions s’inscrivent dans une démarche globale visant à sanctuariser la récolte nationale, à optimiser les circuits de commercialisation et à minimiser les pertes économiques liées aux incendies ou aux mauvaises pratiques de stockage.

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Auteur

Abir Chemli

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