gradient blue
gradient blue
Economie

Kiosque international

Avatar photo
  • 8 juin 2026
  • 4 min de lecture
Kiosque international

Maroc
Troisième marché frontière mondial

La Presse —Le Maroc confirme son positionnement parmi les principaux marchés frontières au monde. Selon les dernières données de l’indice «S&P Dow Jones Frontier Market», le pays occupe la troisième place mondiale avec une pondération de 7,8 %, derrière le Vietnam et le Kazakhstan.

Cette position reflète la solidité relative du marché financier marocain, caractérisé par une capitalisation boursière importante, une réglementation progressivement modernisée et une présence significative d’entreprises opérant dans des secteurs stratégiques tels que la banque, les télécommunications, l’énergie, l’immobilier et l’industrie.

Les marchés frontières regroupent des économies dont les marchés financiers sont moins développés que ceux des pays émergents, mais qui offrent un potentiel de croissance élevé et des opportunités de diversification pour les investisseurs internationaux. Dans ce contexte, la place occupée par le Maroc constitue un signal positif pour l’attractivité du pays auprès des fonds d’investissement spécialisés.

Cette performance s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement du positionnement économique du Maroc à l’échelle régionale et internationale. Le pays poursuit en effet plusieurs réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires, à développer les infrastructures financières et à accroître la liquidité de son marché boursier.

La visibilité du Maroc au sein de l’indice S&P Dow Jones pourrait également contribuer à attirer davantage de capitaux étrangers, les investisseurs institutionnels utilisant fréquemment ces indices comme références pour l’allocation de leurs portefeuilles. Une pondération élevée se traduit généralement par une exposition accrue auprès des gestionnaires d’actifs internationaux.

Au-delà de la dimension financière, ce classement témoigne également du rôle croissant du Maroc comme plateforme économique entre l’Europe et l’Afrique. Grâce à sa stabilité macroéconomique relative, à la diversification progressive de son tissu productif et à son intégration dans les chaînes de valeur mondiales, le Royaume continue de renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux, consolidant ainsi sa place parmi les marchés les plus dynamiques du continent africain.

Afrique
110 milliards de dollars d’investissements énergétiques attendus en 2026

Les investissements énergétiques en Afrique devraient atteindre 110 milliards de dollars en 2026, en hausse de 11 % par rapport à l’année précédente, selon le rapport « World Energy Investment 2026 » de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Malgré cette progression, le continent ne capte que 3 % des investissements énergétiques mondiaux alors qu’il représente près de 20 % de la population mondiale.

Cette situation reflète l’ampleur des besoins énergétiques africains. Environ 590 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité et près d’un milliard ne disposent pas de solutions de cuisson propres. L’AIE souligne ainsi que l’énergie demeure avant tout un enjeu de développement économique, d’industrialisation et d’inclusion sociale.

Les hydrocarbures continuent de concentrer une part importante des investissements. Toutefois, la géographie énergétique du continent évolue. Les producteurs historiques, comme l’Algérie, l’Angola, l’Égypte, le Nigeria ou encore la Libye, dominent toujours le secteur, mais les investissements dans ces pays ont fortement reculé au cours de la dernière décennie.

Parallèlement, de nouveaux acteurs comme le Mozambique, la Namibie, le Sénégal et l’Ouganda attirent davantage de capitaux grâce à des projets gaziers et offshore de grande envergure. L’Afrique renforce également sa place dans les chaînes mondiales d’approvisionnement en minerais critiques.

La part du continent dans les investissements mondiaux dédiés à ces ressources est passée de 14 % à 19 % en dix ans, portée notamment par le cuivre en République démocratique du Congo, au Maroc et en Zambie, ainsi que par l’essor du lithium. Les énergies propres gagnent aussi du terrain. Les investissements dans ce segment devraient approcher 50 milliards de dollars en 2026.

Les nouvelles capacités de production électrique reposent désormais majoritairement sur des technologies «bas carbone», principalement le solaire. La mobilité électrique progresse également, notamment en Afrique de l’Est, tandis que les startups du secteur attirent de plus en plus de financements. Pour l’AIE, l’enjeu principal reste désormais la capacité du continent à transformer localement ses ressources afin de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’activités industrielles.

Avatar photo
Auteur

Saoussen BOULEKBACHE

You cannot copy content of this page