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Dossier des migrants irréguliers en Tunisie : Option pour des solutions fondées sur la légalité et l’humanisme

  • 9 juin 2026
  • 4 min de lecture
Dossier des migrants irréguliers en Tunisie : Option pour des solutions fondées sur la légalité et l’humanisme

“La Tunisie est fière de son appartenance à l’Afrique”, une célèbre déclaration du Président de la République, Kaïs Saïed, devenue un leitmotiv pour réaffirmer l’identité africaine de notre pays, et ce, lors des grandes occasions, dont notamment les réunions officielles et autres sommets internationaux traitant de la coopération continentale et des enjeux migratoires.

La Presse — En effet, le Chef de l’État ne manque aucune occasion pour indiquer que l’unité africaine est et reste un idéal historique tout en rappelant que “l’Afrique appartient aux Africains” et en insistant sur l’importance du respect des législations et autres lois nationales.

Or, certaines langues malveillantes n’hésitent pas, de temps à autre, à propager des intox ou à faire sortir certains faits de leur contexte, voire carrément de leur temps, dans le but évident de semer la zizanie et de créer des tensions et des tiraillements sociaux à l’intérieur ainsi que des clivages à l’échelle régionale et internationale.

L’exemple le plus frappant, dans le cas d’espèce, n’est autre que celui survenu, tout récemment, avec la reprise d’une vidéo par certaines pages sur les réseaux sociaux montrant des personnes en train d’agresser des ressortissants d’Afrique subsaharienne.

En effet, à peine quelques heures après cette diffusion et au cours desquelles les réactions et les commentaires les plus fantaisistes ont fusé dans tous les sens, un communiqué rendu public par le ministère de l’Intérieur est venu couper court à toutes les supputations, et ce, en précisant que les scènes figurant sur lesdites vidéos remontent à l’an 2021, soit il y a cinq ans.

L’enquête, ouverte en dépit de l’absence de plainte déposée concernant les faits, a donné lieu à certaines révélations quant aux circonstances ayant entouré l’affaire ainsi qu’aux motifs ayant mené à sa diffusion en ce moment précis, sachant que selon les investigations entreprises, il s’avère que la vidéo en question a été diffusée à partir de deux continents différents.

Sans partir en conjectures et dans l’attente de davantage de données concrètes, il est bon de mettre en relief la réaffirmation, selon la même source, de l’Etat de garantir les droits et la dignité de toute personne se trouvant sur son territoire et d’appliquer la loi vis-à-vis des éventuels contrevenants, sans oublier l’annonce du ministère de l’Intérieur quant à “l’identification et l’interpellation des éléments criminels figurant sur la vidéo concernée”.

Bon à mettre en relief, également, la détermination de l’Etat à maintenir l’approche humanitaire dans le traitement des migrations irrégulières tout en veillant à trouver des solutions rapides, notamment en faveur du retour volontaire desdits migrants vers leurs pays d’origine dans les meilleures conditions de dignité possibles.

Autrement dit, la Tunisie nouvelle plaide en faveur de la coopération interafricaine et pour une migration légale et régulière qui profite, à la fois, aux pays d’accueil et à ceux “exportateurs”, de façon à améliorer la gestion des frontières, à soutenir le retour des migrants irréguliers en Tunisie vers leurs pays d’origine dans le respect du droit international et de leur dignité.

D’ailleurs dans cet ordre d’idées, il serait utile de mentionner la déclaration du porte-parole de la Direction générale de la Garde nationale, accordée à l’agence Tunis-Afrique Presse (TAP) et dans laquelle il a souligné que le programme de retour volontaire a bel et bien démarré selon une approche conciliant impératifs humanitaires et exigences sécuritaires.

Et de préciser encore qu’en coordination renforcée avec les ambassades et consulats des pays concernés, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et la Direction générale de la police des frontières et des étrangers, on compte pas moins de 4.500 migrants subsahariens qui ont bénéficié de ce programme qui continue d’être appliqué avec la programmation du retour d’un nouveau contingent de près de 420 autres migrants pris en charge à El Amra (Sfax), à Nabeul, aux Berges du Lac et à Sousse.

Sans conteste et conformément à la politique du Président Saïed, fondée sur la légalité et l’humanisme, le dossier de la migration irrégulière avance à pas résolus vers de solutions adéquates pour les différentes parties prenantes.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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