Une consultation internationale a été lancée pour sélectionner les entreprises chargées de réaliser les travaux du projet de requalification de l’Acropole de Byrsa et de réhabilitation du Musée national de Carthage, a annoncé jeudi le ministère des Affaires culturelles.
Ouvert depuis mercredi 10 juin, cet appel d’offres accorde aux candidats jusqu’au 10 juillet 2026 à 9h00 (heure de Tunis / 10h00 heure de Paris) pour soumettre leurs plis. Les candidats intéressés sont invités à télécharger gratuitement le règlement de consultation disponible sur la plateforme des marchés publics français PLACE.
Une réunion d’information et une visite facultative du site sont d’ailleurs programmées le 18 juin 2026 à 9h00 (heure de Tunis).
Cette procédure restreinte avec négociations est menée par Expertise France, l’organisme public de coopération technique qui agit par délégation de l’État tunisien. Financé via une convention de don conclue entre la Tunisie et l’Union européenne dans le cadre du programme « Tounes Wijhetouna », ce chantier s’inscrit dans l’effort national de valorisation des sites historiques.
Le marché public simplifié, portant la référence 26-PAN-T001, est structuré en trois volets majeurs appelés macro-lots. Le macro-lot 2 concerne la création de réserves archéologiques, tandis que le macro-lot 3 est dédié à la réhabilitation, à la construction et aux aménagements paysagers. Enfin, le macro-lot 4 est consacré à la scénographie muséale.
Ce lancement marque le passage à la phase opérationnelle d’un projet initié en septembre 2022 par l’ouverture d’un concours international d’architecture de premier plan. Ce concours s’était distingué comme le premier en Tunisie à recevoir le label international Unesco-UIA (Union internationale des Architectes). L’attribution des prix de ce concours d’architecture, en avril 2023, avait officialisé le choix du groupement de maîtrise d’œuvre chargé des études conceptuelles.
D’une superficie totale de 5 hectares, le chantier cible l’un des secteurs les plus emblématiques de Carthage, l’Acropole de Byrsa, englobant des vestiges archéologiques, des bâtiments historiques — tels que l’ancienne cathédrale Saint-Louis, l’ancien séminaire des Pères Blancs et la salle du Père Delattre — ainsi que des espaces extérieurs majeurs comprenant l’esplanade, la place de l’Unesco, le grand patio et les jardins.À l’échelle de la Grande Carthage, ce périmètre s’intègre parmi les composantes majeures du site classé à l’Unesco, aux côtés notamment des ports puniques, des thermes d’Antonin, du théâtre ou encore des citernes de La Malga.
Fermé temporairement pour permettre ces phases d’études et de mise en sécurité des collections, le musée de Carthage entame désormais l’étape concrète de sa restructuration. Selon les termes du communiqué ministériel, cette réhabilitation d’envergure vise à introduire « une série de changements fondamentaux au niveau de l’infrastructure » et à « moderniser les méthodes d’exposition muséale ».
Cette démarche a pour but de favoriser « son intégration dans le cycle économique du pays » afin d’en faire « une destination culturelle et touristique distinguée », tout en s’inscrivant dans la stratégie de l’État pour valoriser ses sites historiques selon des approches modernes capables de « combiner leurs rôles patrimoniaux, économiques, culturels et sociaux », indique le ministère.



