Pour repenser le Stade Tunisien : Un projet et trois chantiers
Récemment intronisé au Stade Tunisien à la tête de l’équipe fanion, le technicien portugais, Tozé Marreco, va devoir s’attaquer à trois chantiers dès le début de la préparation d’avant-saison.
La Presse —En clair, une fois la reprise actée, le coach portugais devra se familiariser avec son groupe, l’affiner et le renforcer. Tout cela interviendra bien entendu en amont, car dès le retour au chemin des entraînements, certaines étapes seront priorisées, comme le travail foncier, le renforcement musculaire et la régénération des organismes après la trêve estivale. Au Stade Tunisien, le déroulé de l’exercice écoulé laisse forcément des regrets car l’équipe pouvait beaucoup mieux faire, et ce, en dépit du fait que les Bardolais ont maintenu leur rang (classement au pied du podium), sans pour autant valider un strapontin continental. Bref, pas de ses standards mais incapable de briser le plafond de verre, le ST a encore accusé le coup vers la fin, alors qu’il nourrissait de grands espoirs en début de parcours. Dès la reprise, ligne par ligne, le néo-coach stadiste devra donc composer avec l’existant, gérer les départs et cibler les postes à pourvoir. A titre d’exemple, volet éventuels joueurs partants, compenser les possibles départs de la tour de contrôle et capitaine Marouen Sahraoui (dans les pensées du CA), alors que le tout jeune arrière droit, Iyadh Riahi, pisté par Rennes et Nice, sera difficile à conserver. Dans le même ordre d’idées, à propos des futurs flux sortants, le coach devra aussi trancher à propos des continentaux. Là, les milieux offensifs Boubacar Camara et Amath Ndaw, les pistons Salifou Tapsoba et Yusuf Touré, ainsi que l’avant-centre Amadou Ndiaye, seront soumis au jugement d’un staff technique qui n’a pas droit à l’erreur. Au Stade, aujourd’hui, nul n’est indispensable, comme toujours d’ailleurs. En marge de la saison écoulée, l’on note qu’aucun joueur n’est inamovible, mais tout le monde a quasiment apporté sa pierre à l’édifice stadiste via une rotation régulière à laquelle ont eu recours les différents coachs qui se sont succédé. Toutefois, c’est peut-être ce manque de stabilité du onze rentrant qui a fait que les résultats furent parfois inconstants. Ainsi, si dans les bois, Noureddine Farhati s’est montré le plus régulier, à raison d’ailleurs, en défense, à droite, avec l’éventuel départ de Iyadh Riahi et la baisse de régime constatée de Hedi Khalfa la saison écoulée, il va falloir s’activer à remplir les blancs. A gauche par contre, Aziz Saihi peut s’inscrire dans la durée mais là aussi, le titulaire du poste doit bénéficier d’une doublure qui puisse le remplacer au pied levé quand la situation l’exige. Dans l’axe à présent, si Sahraoui met les voiles, le tandem Skander Sghaier-Mounir Jelassi prendra forcément du galon, contrairement à la saison passée où les deux joueurs ont rarement évolué côte à côte.
L’émulation pour objectif
Sur ce, nul doute que la réussite du projet de Marreco dépendra de la bonne association trouvée au cœur du jeu, la bonne alchimie, le bon mélange qui pourrait favoriser une meilleure émulation et cimenter davantage la cohésion sur le terrain. De prime abord, si le jeune milieu axial Rafaa Riahi constitue une partie intégrante du projet de jeu qui sera élaboré, l’ébauche de l’entrejeu pourrait varier selon le jugement du coach à propos de certains étrangers, à l’instar du piston burkinabé, Salifou Tapsoba, du porteur d’eau ivoi- rien Yusuf Touré et des milieux sénégalais Amath Ndaw et Boubacar Camara. En clair, l’entrejeu sadiste pourrait être largement revu et corrigé par le staff bardolais. Enfin, en attaque, là aussi, il y aura du mouvement car ce secteur a rencontré des difficultés à performer la saison passée. En dépit du fait que le compartiment offensif renferme des joueurs de qualité avec le polyvalent Wael Ouerghemi, la pointe Ndiaye et les ailiers Saafi, Khemissi, Haboubi et Dhaflaoui, le Stade n’a pas toujours fait prévaloir sa lucidité. Un chantier de plus pour le coach Tozé Marreco !



