Engagement présidentiel pour clore le dossier de la réconciliation pénale : Chaque millime mal acquis sera rendu au peuple
Le dossier de la réconciliation pénale vient d’être relancé par le Président de la République lors de la rencontre qu’il a eue, mercredi 10 juin 2026, avec Ali Abbès, fraîchement nommé président de la Commission nationale de réconciliation pénale, et au cours de laquelle il a annoncé que les personnes impliquées dans des affaires de corruption, qu’elles soient en Tunisie ou à l’étranger, auront une nouvelle opportunité de conclure un accord de réconciliation pénale.
La Presse — D’ailleurs, d’entrée, le Chef de l’Etat a tenu à mentionner, dans une vidéo rendue publique sur la page officielle de la présidence de la République, que ces accords sont appelés à être soumis au Conseil de sécurité nationale tout en assurant qu’il ne s’agit nullement, comme le prétendent certaines parties malveillantes, d’un règlement de comptes, mais plutôt d’une manière de restituer au peuple tunisien chaque millime détourné illégalement.
Et d’ajouter que cette initiative constitue une chance de plus pour clore, une fois pour toutes, cette question loin de tout esprit de vengeance dans le sens où ces accords, une fois obtenus, sans négociation, ni chantage, permettent aux bénéficiaires, incarcérés, de quitter la prison, et à ceux se trouvant à l’étranger de rentrer au bercail sans autre forme de procès ou de poursuites judiciaires.
Autrement dit, plus vite les accords seront conclus, plus ce sera mieux pour toutes les parties dans la mesure où le dossier sera fermé avec récupération par le peuple de l’argent spolié et une liberté de mouvement pour les personnes ayant opté pour cette formule.
Et dans le cadre du rappel des diverses étapes de ce processus, le Président Kaïs Saïed a indiqué qu’il a proposé la première mouture de son idée concernant cette réconciliation le 20 mars 2012, en l’occurrence la nécessité pour les personnes impliquées d’investir dans les régions les appauvries par les politiques d’exclusion et de discrimination.
Or, depuis le mois de juillet 2021, soit depuis l’élaboration et la mise en place des commissions chargées de la concrétisation du projet, aucun résultat tangible n’a vu le jour, ce qui a amené à la dissolution de la dernière commission depuis le 15 septembre 2024 après tant de tergiversations pour de prétendues questions de procédures.
Ainsi, au vu de ces lenteurs inexpliquées, le Chef de l’Etat a exhorté le nouveau président de la Commission nationale de réconciliation de tout mettre en œuvre pour aboutir à la mise au point et la présentation, dans les plus brefs délais, de projets d’accords sans se perdre en conjectures et autres procédures dilatoires injustifiées.
Pour ce, le Président de la République a réitéré le ferme engagement quant à la formation de ladite Commission nationale de réconciliation pénale dans les meilleurs délais conformément au décret-loi en vigueur qui a été modifié dans la perspective de faciliter ce processus.
Bon à mettre en exergue que le Président Saïed reste fidèle à ses principes et à ses promesses mentionnés depuis plus de quatorze ans, soit juste un peu plus d’une année après la révolution du 17 décembre 2010, alors qu’il n’affichait pas de candidature ni de prétention pour la magistrature suprême, ce qui ne l’empêche pas d’être constant dans ses concepts, surtout lorsqu’il s’agit de répondre positivement aux attentes du peuple.
Plus encore, tout en montrant de la bienveillance envers ceux qui sont prêts à tourner la page et régulariser leur situation vis-à-vis du peuple, le Chef de l’Etat a réitéré sa détermination face à ceux qui croient encore à l’impunité en les assurant qu’ils ne trouveront nulle autre alternative qu’une justice équitable.



