Le projet structurant du pipeline de 125 km de Sidi Bouzid franchit un cap historique avec son raccordement réussi au gazoduc tuniso-algérien qui alimentera la ville de Sidi Bouzid en gaz naturel. Les premières livraisons progressives débutent ce mois-ci.
C’est le dénouement d’un chantier énergétique majeur pour le Centre de la Tunisie ! Le projet d’approvisionnement en gaz naturel du gouvernorat de Sidi Bouzid entre désormais dans une phase opérationnelle concrète. Long de 125 kilomètres, ce gazoduc stratégique va desservir plusieurs agglomérations clés, reliant Hajeb El Ayoun, Jelma, Sbeïtla, Oum El Adham et El Assouda, jusqu’à la ville de Sidi Bouzid.
Interviewé à ce propos par l’agence TAP, Yosri El Matoui, directeur de ce projet d’envergure mené par la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG), a annoncé une étape décisive où depuis le 1er juin 2026, le nouveau pipeline a été définitivement raccordé au gazoduc international tuniso-algérien au niveau de la localité d’El Chouayhia (délégation de Cherarda, gouvernorat de Kairouan).
Une mise en service progressive
L’arrivée du gaz ne se fera pas d’un seul coup, mais par vagues successives. En effet, la première phase, active en ce moment même, alimentera d’abord Hajeb El Ayoun et Jelma, avant de desservir la zone industrielle de Sbeïtla d’ici la fin du mois de juin. Et ceci représentera un coup de pouce indispensable pour l’attractivité économique tant attendu par les habitants de la région.
« Quant à la seconde phase, reliant Jelma à Sidi Bouzid via Oum El Adham et El Assouda, elle est en cours de finalisation et devrait être achevée sous deux mois », a laissé entendre le responsable. Ce réseau de transport principal bénéficie de toutes les autorisations du ministère de l’Industrie. Le volet de distribution sera quant à lui géré par des stations de détente et de réduction de pression implantées aux portes des villes et dans chaque municipalité.
Pour rappel, ce projet ambitieux date de près de dix ans déjà ! Initialement budgétisé à 40 millions de dinars lors d’une réunion de planification au siège du gouvernorat le effectuée le 30 septembre 2016, le chantier devait démarrer en mars 2017 pour une durée théorique de 12 mois. Après une longue période d’attente ayant largement dépassé les prévisions initiales, cette infrastructure lourde s’apprête enfin à se concrétiser. Une réalité à même de transformer le quotidien des citoyens et à booster le tissu industriel de la région.
R.I



