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Près de 4 500 bâtiments historiques et patrimoniaux situés à Tunis, Bizerte et Hammamet sont aujourd’hui menacés d’effondrement, a alerté le doyen des ingénieurs tunisiens, Mohsen Gharsi, appelant à une mobilisation urgente pour préserver et valoriser ce patrimoine architectural.
S’exprimant sur la situation du patrimoine bâti en Tunisie, Mohsen Gharsi a estimé que le pays n’a pas suffisamment investi dans la mise en valeur de ses sites historiques et archéologiques, contrairement à plusieurs autres nations qui ont su transformer leur héritage architectural en un levier de développement touristique et économique.
Selon lui, une étude réalisée dans les villes de Tunis, Bizerte et Hammamet a recensé environ 4 500 bâtiments anciens présentant un risque d’effondrement. Cette situation concerne une partie importante du patrimoine urbain historique, dont la dégradation s’est accentuée au fil des années faute d’entretien et de programmes de restauration adaptés.
Le doyen des ingénieurs a souligné que la réhabilitation de ces édifices ne constitue pas seulement un enjeu de préservation culturelle, mais également une opportunité économique. Leur restauration et leur intégration dans des circuits touristiques et culturels pourraient, selon lui, générer des retombées significatives et contribuer à l’augmentation du produit intérieur brut.
Mohsen Gharsi a ainsi plaidé en faveur d’une stratégie nationale de sauvegarde du patrimoine architectural, associant les pouvoirs publics, les collectivités locales et les investisseurs privés, afin de protéger ces constructions historiques et de les transformer en vecteurs de développement durable.
Cette alerte intervient alors que plusieurs spécialistes du patrimoine soulignent régulièrement la nécessité d’accélérer les opérations de restauration dans les centres historiques tunisiens, dont certains bâtiments présentent un état de dégradation avancé.
R.I



