Moyen-Orient – Selon Pékin : Les pays de la région doivent prendre en main leur avenir
Le ministre chinois des Affaires étrangères a averti hier son homologue pakistanais que la prochaine phase des négociations entre les États-Unis et l’Iran, dans lesquelles le Pakistan a joué un rôle de médiateur, serait «plus difficile».
La Presse — La Chine a toujours défendu l’idée que les pays de la région doivent prendre en main leur avenir et leur destin, et espère explorer, par le dialogue et la consultation, une architecture de paix et de sécurité à laquelle participeraient conjointement tous les pays du Moyen-Orient, a déclaré hier le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.
La Chine est prête à collaborer avec le Pakistan pour continuer à promouvoir la paix et à faire avancer le dialogue, ainsi que poursuivre les efforts en vue d’un retour rapide à la paix, à la stabilité et au développement au Moyen-Orient, a affirmé hier Wang Yi.
Le chef de la diplomatie chinoise a tenu ces propos lors d’un entretien téléphonique avec le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères pakistanais, Mohammad Ishaq Dar.
Le ministre chinois des Affaires étrangères a averti hier son homologue pakistanais que la prochaine phase des négociations entre les États-Unis et l’Iran, dans lesquelles le Pakistan a joué un rôle de médiateur, serait «plus difficile».
«Il est prévisible que, comparée à la première étape, la seconde soit plus difficile», a souligné le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi dans un entretien téléphonique avec Ishaq Dar, selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.
Wang a ajouté que le Conseil de sécurité des Nations unies «devrait également jouer un rôle plus important». «Le consensus actuel est loin d’être une fin en soi, il constitue plutôt un nouveau point de départ», a-t-il estimé.
«L’instauration d’une paix durable au Moyen-Orient et dans la région du Golfe exige toujours des efforts constants de toutes les parties», a encore dit Wang Yi, précisant que la Chine était disposée à collaborer avec le Pakistan dans ce but.
Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a de son côté assuré dans un communiqué que Wang et Dar avaient réitéré pendant leur conversation leur «engagement continu en vue du règlement pacifique de tous les points en suspens», notamment concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz.
«Ils ont souligné l’importance de la réouverture» de cette voie maritime «pour l’économie mondiale, la sécurité énergétique et le commerce international», selon le ministère Des responsables pakistanais avaient auparavant rappelé que la Chine, une proche alliée d’Islamabad et le premier partenaire commercial de l’Iran, avait joué un rôle déterminant en soutenant les efforts de médiation du Pakistan.
(Synthèse de médias)



