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L’équipe nationale se prépare au match du Japon : Ce qui va changer avec Hervé Renard

  • 18 juin 2026
  • 5 min de lecture
L’équipe nationale se prépare au match du Japon : Ce qui va changer avec Hervé Renard

Le poste de gardien, l’axe de la défense, un des deux milieux récupérateurs et l’attaque, Hervé Renard a déjà une idée de ce qu’il va faire.

La Presse —L’arrivée de Hervé Renard n’a pas été programmée à la hâte ou à la dernière minute comme on veut le faire croire auprès de la FTF. Renard, comme c’est le cas avec la Côte d’Ivoire, il y a 14 ans, était prêt pour débarquer selon l’évolution des choses. Depuis le début du stage de Tabarka et même avant, au moment de préparer la liste, quelque chose s’est brisée entre Lamouchi et ses joueurs.

Bref, l’ambiance n’était plus sereine, un clan mené par Ali Abdi, vexé pour lui avoir ôté le capitanat, et Aymen Dahman, qui ne plaisait pas à l’ex-sélectionneur, et d’autres joueurs mis de côté, ont mené la vie dure à un Lamouchi qui a raté beaucoup de ses choix et tombé dans la provocation de maints joueurs. Hervé Renard était au courant de tout cela. Le moment venu, il a pris la place de Lamouchi qui n’a pu résister à la pression et qui devait payer les pots cassés comme l’a dit Renard.

Et comme le nouveau sélectionneur est un vrai client des sélections africaines et a un tempérament dur et une forte personnalité, il a déjà une idée de l’effectif, des joueurs qu’il suivait depuis plus d’un mois dans leurs clubs. Il connaît déjà leurs statistiques, et, contrairement à ce que nous-mêmes avons dit (avant d’avoir ces nouvelles infos), en 5 jours, il va essayer d’opérer quelques changements et de secouer les joueurs pour le match du Japon.

Il cherche à opérer un électrochoc auprès des joueurs. Et un certain Wahbi Khazri, discret mais très déterminant dans les différents événements survenus, en tant qu’ex-capitaine de l’équipe au dernier mondial, va être d’un apport précieux pour Hervé Renard. C’est le point de relais entre Sabri Lamouchi et Hervé Renard en quelque sorte.

Il lui dira tout, il lui indiquera les joueurs-clefs dans les vestiaires, les rebelles, les dociles, les alliés, les rouages de cette équipe de Tunisie. Ce côté extra football, lié aux vestiaires et aux relations humaines, peut être plus précieux que l’aspect tactique en lui-même. Après une lourde défaite d’entrée, Renard essayera surtout de créer une nouvelle motivation en tapant sur la fibre émotive, en appelant les joueurs à réagir dans un élan d’amour-propre.           

Un autre casting

Quand il y a changement d’entraîneur, celui qui vient change quelque chose dans le onze : il changera le plan du jeu ou le positionnement des joueurs. C’est courant, et c’est évident, question de se démarquer de l’entraîneur prédécesseur. Et, dans le cas de Hervé Renard, il est connu pour son style conservateur, son ton ferme avec les joueurs (souvenez-vous de ses mots à la mi-temps du match Arabie Saoudite-Argentine au Qatar).

Il n’aime pas trop le 5-4-1, c’est-à-dire une défense à 5 ou même à 3. Le 4-3-3, le 4-3-1-2 sont souvent ses plans de jeu préférés, lui qui adore le bloc compact médian et bas face aux sélections adverses, et use de la défense de ligne pour déjouer l’adversaire. En quelques jours, il ne va pas trop changer les fondamentaux apportés par Sabri Lamouchi.

Il veut gagner contre le Japon ou gagner un point et éviter un autre effondrement. Les joueurs perdants dans cette histoire ? D’abord Mouhib Chamekh, qui a raté sa première sortie officielle avec deux buts dont il assume la responsabilité même si ses défenseurs l’ont trahi avec leur retard dans les duels et leur mauvais placement.

Aymen Dahmen devrait retrouver sa place. En défense encore, Talbi et Rekik n’ont pas été bons, ils étaient passifs et lents dans leur zone et devant les attaquants suédois et belges. Un des deux devrait se reposer, alors qu’Arous et Bronn peuvent avoir une chance. En milieu, Rani Khedhira, complètement transparent, ne devrait pas commencer, tandis que Hadj Mahmoud est bien pressenti pour une place dans le onze type.

L’attaque reste sans doute le maillon faible de l’équipe en dépit d’une bonne fin de première mi-temps face à la Suède. Lamouchi a changé maintes fois ses hommes, et même joué sans attaquant de pointe. Un Chaouat ou Mastouri en pointe ou un faux avant-centre comme Tounekti aux côtés d’un Achouri qui reste le premier atout offensif ? Plus que les noms, c’est la percussion, l’explosivité, les appels intelligents qui vont compter. L’effet Renard face au Japon ? On verra bien.

Auteur

Rafik EL HERGUEM

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