Express
Tabc
La Tunisie et la Guinée ont leur conseil d’affaires
La Presse —Le Conseil d’Affaires Tuniso-Africain (Tabc) vient d’annoncer le lancement officiel du Conseil d’Affaires Tuniso-Guinéen (Catg). Cette nouvelle plateforme bilatérale a pour vocation de renforcer durablement les relations économiques, commerciales et d’investissement entre la Tunisie et la Guinée, tout en favorisant le développement de partenariats stratégiques entre les acteurs publics et privés des deux pays, a indiqué le conseil dans un communiqué.
Le Catg œuvrera notamment à la promotion des échanges commerciaux et des investissements croisés, à l’identification et à l’accompagnement de projets structurants, ainsi qu’à la facilitation des partenariats B2B et institutionnels. Il organisera également des missions économiques, des rencontres d’affaires et des actions de mise en réseau entre les opérateurs des deux marchés.
Le Conseil aura par ailleurs pour mission de valoriser les opportunités d’investissement dans des secteurs prioritaires tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la santé, l’industrie, le numérique, la formation, les services et les technologies.
Selon le Tabc, la création de cette structure est le fruit des échanges engagés à l’occasion de la participation de la délégation guinéenne à la conférence internationale «Financing Investment & Trade in Africa» (Fita2026).
Agence nationale de la cybersécurité
Mise en garde contre un site frauduleux de phishing
L’Agence nationale de la cybersécurité (Ancs) a alerté le public sur l’existence d’un site frauduleux se faisant passer pour des établissements financiers en imitant leur identité visuelle ainsi que le contenu de leurs plateformes officielles.
Selon l’Agence, cette campagne de phishing a pour objectif de piéger les internautes afin de leur soutirer des informations sensibles via de faux formulaires. Les cybercriminels cherchent notamment à obtenir des données bancaires, des identifiants de connexion ou d’autres renseignements confidentiels pouvant être exploités à des fins malveillantes. Face à cette menace, l’Ancs appelle les citoyens à redoubler de prudence et à ne fournir aucune information personnelle ou financière sur des sites dont l’authenticité n’a pas été vérifiée. Elle insiste également sur l’importance d’éviter toute interaction avec les plateformes suspectes. Pour se prémunir contre ce type d’escroquerie, l’Agence recommande de contrôler attentivement les adresses web avant de saisir des données sensibles et de se méfier des liens transmis par courriel, SMS ou applications de messagerie lorsqu’ils proviennent de sources inconnues ou non fiables. L’Ancs rappelle par ailleurs que les mots de passe, codes de sécurité et coordonnées bancaires ne doivent jamais être communiqués sur des sites non officiels. Les utilisateurs sont invités à vérifier systématiquement qu’ils consultent le domaine authentique de l’institution concernée et à privilégier les canaux de communication reconnus.
Enfin, l’Agence encourage toute personne confrontée à un site ou à un message suspect à le signaler sans délai afin de limiter les risques de fraude et de protéger les données personnelles et financières des utilisateurs.
Amnistie fiscale 2026
Conditions et avantages détaillés par la DGI
La direction générale des impôts (DGI) relevant du ministère des Finances a présenté les détails du dispositif d’amnistie fiscale prévu pour 2026. Ce mécanisme prévoit notamment l’effacement intégral des pénalités de retard, des frais de recouvrement et des coûts liés aux poursuites pour les dettes envers l’État. Il inclut également une réduction de 50 % de certaines pénalités administratives ainsi que des allégements sur les formalités fiscales. Pour bénéficier de ces avantages, les contribuables doivent impérativement adhérer à un plan de paiement avant le 30 juin 2026, s’acquitter immédiatement de la première échéance et régler le solde par tranches trimestrielles sur une durée maximale de cinq ans.
Le dispositif concerne les dettes fiscales enregistrées dans les comptes des recettes des finances avant le 1er janvier 2026, celles issues de contrôles fiscaux ou de taxation d’office notifiées avant le 20 juin 2026, ainsi que les montants résultant de décisions judiciaires relatives à l’impôt rendues avant cette même date. La réduction de 50 % des pénalités administratives, applicable aux infractions constatées avant le 20 juin 2026, est également conditionnée au respect du même calendrier de paiement échelonné sur cinq ans.
Par ailleurs, un troisième volet de l’amnistie, valable du 1er janvier au 30 septembre 2026, prévoit la suppression des pénalités liées aux formalités fiscales. Il concerne les actes, contrats et déclarations soumis aux droits d’enregistrement échus avant le 31 octobre 2025 et non prescrits.
Pour en bénéficier, les contribuables doivent s’acquitter du principal de l’impôt au moment du dépôt de la déclaration ou de l’enregistrement. Le dispositif s’étend également aux déclarations omises ou rectificatives, y compris celles non déposées à la suite d’un contrôle fiscal ou d’une notification officielle. Enfin, la DGI invite les contribuables à profiter de cette amnistie dans les délais impartis et rappelle que des informations complémentaires peuvent être obtenues auprès du Centre d’information fiscale à distance au 81.100.400.



