A quand le tri obligatoire à la source ?
Réduire les quantités abondantes de déchets en tirant profit de ceux qui sont recyclables constitue un défi qui ne dépend que de la volonté de changer pour le mieux. Il suffit, en effet, de quelques mesures à prendre et d’une loi à instaurer pour que tout aille dans le bon sens.
Parmi les mesures à prendre pour donner le coup de pouce tant attendu par les collecteurs des déchets recyclables figure l’instauration d’une loi, imposant le tri sélectif à la source. Autrement dit, en présence d’une loi mettant monsieur tout-le-monde dans l’obligation de trier les déchets par catégories, en guise de faciliter une collecte plutôt sélective et de promouvoir ainsi le recyclage, il serait aisé de dynamiser ce créneau et de minimiser les quantités de déchets non recyclables. M. Hamza Chaouech, président de la Chambre nationale des collecteurs de déchets en plastique, met le doigt sur le laxisme qui empêche d’atteindre cet objectif et qui voue le projet d’une loi tant escomptée aux oubliettes.
«Nous savons qu’une loi a été élaborée à cet effet. Le tri sélectif obligatoire à la source constitue l’une des précieuses solutions en matière de gestion des déchets et de la conversion de ceux qui sont recyclables en des produits valorisés. La direction de la qualité de vie, relevant du ministère de l’Environnement dispose de ce projet de loi, lequel met le point sur l’organisation des différents maillons de la chaîne de collecte y compris les ramasseurs de déchets «barbecha». Jusqu’à nos jours, rien n’a été fait pour adopter ladite loi et ouvrir grand les horizons de la collecte et du recyclage.
Pourtant, cette loi serait un pas à franchir vers la promotion de ce créneau et vers la résolution de tant de problèmes environnementaux liés aux déchets», souligne-t-il. Il attire aussi l’attention sur l’impératif d’asseoir les jalons d’une stratégie à même d’ancrer les principes écologiques auprès des jeunes générations.
«Il faut changer les mentalités en usant, parallèlement, du tri sélectif obligatoire à la source. L’enfant, poursuit-il, doit apprendre, dès son jeune âge, à protéger son environnement et à accorder à chaque déchet l’intérêt écologique et économique qui lui convient. Il doit être sensibilisé au recyclage et ses bienfaits sur l’écosystème. Ce n’est qu’en œuvrant dans ce sens que la mentalité changera, notre environnement et notre économie sortiront gagnants».



