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Mondial 2026: la sélection tunisienne désormais hors course

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  • 21 juin 2026
  • 6 min de lecture
Mondial 2026: la sélection tunisienne désormais hors course

La sélection tunisienne de football a subi une nouvelle désillusion cuisante qui lui a coûté une élimination précoce du Mondial 2026, après avoir concédé une deuxième lourde défaite face à son homologue japonaise (0-4), dimanche à Monterrey (Mexique), lors de la deuxième journée du Groupe F.

Les Aigles de Carthage, largement dominés lors de leur entrée en lice par la Suède (1-5), occupent la dernière place du groupe avec zéro point. Les Pays-Bas, qui ont étrillé la Suède (5-1) samedi, occupent la tête du classement avec quatre points, à la différence des buts devant le Japon, tandis que la Suède est troisième avec trois unités.

Attendus au tournant après leur entame manquée face à la Suède, les Tunisiens espéraient afficher un tout autre visage, sans toutefois nourrir d’illusions excessives. Cette rencontre revêtait un caractère particulier puisqu’elle marquait la 1000e rencontre de l’histoire de la Coupe du monde, mais aussi les débuts officiels d’Hervé Renard à la tête des Aigles de Carthage après sa nomination en remplacement de Sabri Lamouchi.

Pourtant, le scénario a rapidement tourné en faveur des Japonais.

Dès la 3e minute, Hannibal Mejbri tente sa chance de loin, mais sa frappe passe à côté du cadre. Une alerte sans conséquence pour le Japon, qui réagit immédiatement. Sur une contre-attaque parfaitement menée, Shunsuke Nakamura adresse un centre précis à Daichi Kamada, lequel ouvre le score dès la 4e minute et plonge les Tunisiens dans le doute.

Ce but précoce donne confiance aux Samouraïs Bleus, qui imposent un pressing intense et étouffent les relances tunisiennes, mettant la défense tunisienne à l’épreuve. A la 9e minute, Dylan Bronn sauve les siens en empêchant un deuxième but japonais tout fait, avant qu’Aymen Dahmène ne réalise un arrêt décisif sur sa ligne une minute plus tard.

Malgré ces interventions salvatrices, la domination japonaise reste totale. Plus rapides dans les transitions, plus justes techniquement et mieux organisés collectivement, les Japonais contrôlent le ballon et empêchent le onze tunisien de développer son jeu. Les coéquipiers de Ali Abdi multiplient les erreurs, peinent à conserver la possession et ne trouvent aucune solution offensive.

La sanction tombe logiquement à la 31e minute. Profitant des espaces libres laissés par la défense tunisienne, Ayase Ueda décoche une frappe limpide du pied droit qui ne laisse aucune chance à Dahmène.

Touchés mentalement par ce deuxième but, les joueurs d’Hervé Renard semblent perdre leurs repères. Sur son banc, le sélectionneur français affiche son mécontentement, mais ses consignes ne suffisent pas à inverser la tendance. Face à une équipe japonaise sereine et maîtresse de son sujet, les Aigles de Carthage ne parviennent pas à se réorganiser.

Jusqu’au coup de sifflet de la mi-temps, le Japon continue de faire circuler le ballon avec autorité, tandis que la Tunisie court après le jeu sans jamais parvenir à inquiéter véritablement le gardien adverse.

Complètement dépassés et incapables de se créer la moindre occasion franche, les Tunisiens rejoignent les vestiaires avec un retard de deux buts.

A la reprise, Hervé Renard tente de relancer son équipe en procédant à deux changements. Mohamed Amine Ben Hmida et Ismaïl Gharbi font leur entrée à la place de Dylan Bronn et Elyès Saad afin d’apporter davantage de dynamisme au jeu tunisien.

Les Aigles de Carthage reviennent sur la pelouse avec de meilleures intentions et une organisation plus cohérente. Cependant, le Japon continue de mettre la pression. Dès la 48e minute, Tanaka profite d’un espace à l’entrée de la surface et voit sa tentative passer de peu à côté du poteau droit d’Aymen Dahmène.

La réaction tunisienne ne tarde pas. Une minute plus tard, Gharbi déborde sur le côté droit et adresse un centre en direction de Hannibal Mejbri, idéalement placé dans la surface. Mais un défenseur japonais intervient au dernier moment pour détourner le ballon et écarter le danger.

Au fil des minutes, les Japonais semblent légèrement lever le pied, laissant davantage d’espaces aux Tunisiens. Hervé Renard poursuit alors ses ajustements avec l’entrée de Firas Chaouat à la place de Sébastian Tounekti à la 64e minute. Malgré ces changements, l’équipe tunisienne peine toujours à accélérer ses transitions offensives et continue d’afficher les lacunes défensives.

Le Japon en profite pour enfoncer le clou à la 68e minute. Exploitant un mauvais alignement de la défense tunisienne, Ito se retrouve seul face à Dahmène et ne tremble pas. D’un tir du pied droit, il inscrit le troisième but japonais et scelle pratiquement le sort de la rencontre.

La fin de match tourne alors au cauchemar pour les hommes d’Hervé Renard. A la 83e minute, Seko déborde sur le côté droit avant d’adresser un centre précis dans la surface. Ueda s’élève plus haut que tout le monde et place une tête décroisée imparable pour Dahmène. L’attaquant japonais signe ainsi un doublé personnel et offre un quatrième but à son équipe.

A la 90e minute, le sélectionneur tunisien effectue encore deux changements avec les entrées de Rani Khedira et Elyès Achouri à la place d’Elyès Skhiri et d’Ali Abdi, sans que cela ne modifie l’issue de la rencontre.

Le Onze national enchaîne ainsi une deuxième défaite en autant de matches et voit ses espoirs de qualification s’envoler prématurément, avant même son dernier rendez-vous face aux Pays-Bas, prévu le 26 juin à Kansas City, aux Etats-Unis. A l’inverse, le Japon, solide dans tous les compartiments du jeu, fait un grand pas vers les huitièmes de finale avant d’affronter la Suède le 26 juin.

Formation des équipes :

Tunisie : Aymen Dahmène, Yan Valery, Dylan Bronn (Mohamed Amine Ben Hmida 46), Montassar Talbi, Omar Rekik, Ali Abdi (Elyès Achouri 90), Elyès Skhiri (Rani Khedhir 90), Anis Ben Slimane, Hannibal Mejbri, Elias Saad (Ismail Gharbi), Sébastien Tounekti (Chaouat 64).

Japon : Suzuki – H. Ito, Itakura, Tomiyasu (Seko 79) – Nakamura (Suzuki 79), Doan (Sugawara 74), Sano, Tanaka – J. Ito, Kamada (Suzuki 74), Ueda.

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Auteur

La Presse

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