La Tunisie figure parmi les pays recensant certaines des températures les plus élevées jamais enregistrées sur Terre, selon un classement relayé par un rapport illustré de la chaîne météorologique française. Le pays se distingue notamment grâce au record historique attribué à la ville de Kébili, au sud du territoire, bien que ce chiffre continue de susciter des débats dans la communauté scientifique.
Selon les données publiées, la température la plus élevée jamais enregistrée reste celle de la vallée de la Mort aux États-Unis, avec 56,7°C mesurés en 1913. La Tunisie occupe la deuxième position mondiale avec un relevé de 55°C enregistré à Kébili en 1931, un chiffre souvent cité dans les classements historiques des extrêmes climatiques.
Toutefois, ce record tunisien demeure contesté. Plusieurs études et organismes internationaux estiment que les conditions de mesure de l’époque, ainsi que les instruments utilisés, ne permettent pas de garantir pleinement la fiabilité de cette valeur. En conséquence, certaines bases de données climatiques ont choisi de ne plus reconnaître officiellement ce record, tandis que d’autres continuent de l’inclure dans les archives des températures extrêmes.
En parallèle, les relevés récents confirment des valeurs également très élevées sur le territoire tunisien. Selon l’Observatoire tunisien de la météo et du climat, la température la plus élevée officiellement validée dans l’histoire récente du pays a été enregistrée à Kairouan, atteignant 50,3°C le 11 août 2021.
Le classement mondial des températures extrêmes inclut également plusieurs pays de la région arabe, notamment le Koweït, l’Irak, l’Iran, l’Arabie saoudite, Oman, les Émirats arabes unis et le Qatar, tous présents parmi les vingt premières positions. Cette concentration illustre l’impact des zones désertiques et des climats continentaux arides dans l’enregistrement de vagues de chaleur exceptionnelles.
Au-delà des classements historiques, ces données ravivent le débat scientifique sur l’évolution des phénomènes climatiques extrêmes. La multiplication des vagues de chaleur observées ces dernières années à l’échelle mondiale renforce l’intérêt des climatologues pour la fiabilité des archives anciennes, ainsi que pour l’harmonisation des méthodes de mesure et de validation des records.
Dans ce contexte, le cas de Kébili continue d’occuper une place particulière, à la fois comme référence historique souvent citée et comme exemple des limites des mesures climatiques du début du XXe siècle, à une époque où les standards scientifiques étaient encore en cours de structuration.
R.I



