Compétences tunisiennes installées à l’étranger : Le devoir de capitaliser
Même si elles ont été obligées de quitter le pays pour certaines raisons, les compétences tunisiennes à l’étranger demeurent au cœur des préoccupations de l’Etat. Récemment, le Conseil de l’ordre des médecins et celui des ingénieurs ont débattu au Conseil national des régions et des districts (Cnrd) de la meilleure stratégie à adopter en vue de bénéficier de l’expertise de nos élites émigrées.
La Presse — Que faut-il faire pour capitaliser l’émigration forcée ou volontaire des compétences nationales à l’étranger et faire en sorte que l’expérience et l’expertise nationales transférées dans les pays européens ou du Golfe et aux Etats-Unis apportent la plus-value tant espérée à l’économie tunisiennes?
Mais aussi comment encadrer ces compétences à l’étranger et leur fournir la protection qu’il faut afin qu’elles échappent aux convoitises et aussi aux pressions ainsi qu’aux menaces qu’elles subissent de la part de certaines régions mobilisées, jour et nuit, afin de décourager toutes les volontés sincères et les inciter à tourner le dos à leur mère patrie ?
Et à l’intention de ceux et de celles qui disent que la Tunisie s’est vidée elle-même, volontairement, de ses compétences, on ne peut que leur répondre que les Tunisiens ne perdent jamais l’espoir de voir les élites émigrées servir la Tunisie.
Ainsi, le débat a permis de trouver les solutions idoines et réalisables pour que le système national de la formation professionnelle se mette au niveau des exigences nouvelles du marché de l’emploi. Pas uniquement en Tunisie mais également dans le monde arabe, en Afrique, en Europe et aux USA où le génie tunisien est hautement prisé et a prouvé son excellence.
Le colloque en question ne vise pas uniquement les nouveaux demandeurs d’emploi ou les jeunes en quête d’une formation rapide. Mais aussi les entreprises nationales, régionales et internationales qui ont pris l’habitude de s’approvisionner en compétences tunisiennes. En signe de reconnaissance de leur expertise.
Et même si certaines mentalités continuent encore à sous-estimer la formation professionnelle souvent pour des raisons d’ignorance et de manque de connaissances, il est significatif de relancer la volonté tenace du gouvernement, en dépit des moyens limités, d’offrir aux jeunes, qu’ils soient diplômés ou non, la chance de dénicher un emploi moderne préservant leur droit à la dignité et consacrant le devoir de tout un chacun de relever le niveau du système de la formation dans le but d’inciter nos institutions en la matière à accueillir le plus grand nombre d’étudiants étrangers désirant prendre connaissance de notre gestion du dossier. Laquelle gestion considère que nos frères du continent ont droit à l’expertise tunisienne et sont les bienvenus pour acquérir les connaissances qui leur permettront de faire décoller leur pays.
Et c’est bien un investissement d’une valeurs inestimable que de recouvrer l’image de marque de notre pays, sur les plans régional, arabe et mondial. Et de redresser les erreurs monumentales commises par les égarés qui ont malheureusement réussi à assombrir notre ciel et à risquer de mener la Patrie à la déroute.
Donc, les deux journées au cours desquelles a été pensé le nouveau système de formation professionnelle marqueront un instant historique dans la diversification des spécialités qu’il offre et aussi dans la qualité des hommes et des femmes assumant la mission de sa réussite.



