La Tunisie est classée 65e sur 194 pays dans le KidsRights Index 2026, un classement international de référence mesurant le respect des droits de l’enfant à travers le monde. Le pays enregistre un recul de 10 places par rapport à l’édition précédente, selon le rapport officiel publié par la KidsRights Foundation en partenariat avec des institutions académiques internationales.
Au niveau régional, la Tunisie occupe la 6e place sur 19 pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), confirmant une position intermédiaire dans la région, sans amélioration notable de ses performances globales. Le score global du pays s’établit à 0,725, tandis que l’indice intégrant les effets du changement climatique descend à 0,660, traduisant l’impact négatif des facteurs environnementaux sur les droits de l’enfant.
Des disparités fortes entre les secteurs
Le rapport met en évidence d’importantes disparités dans les performances sectorielles de la Tunisie. Dans le détail, le pays obtient : 74e rang mondial en matière de conditions de vie de l’enfant, 79e en santé, 96e en éducation, 39e en protection de l’enfance et 102e pour l’environnement favorable aux droits de l’enfant.
Ces résultats montrent une situation contrastée : si la Tunisie obtient un classement relativement meilleur dans le domaine de la protection, elle reste en revanche fortement en retrait dans les domaines de l’éducation et de l’environnement global de développement de l’enfant.
L’éducation et l’environnement en point faible
Selon le KidsRights Index 2026, l’éducation constitue l’un des principaux points faibles du pays avec une 96e place mondiale, reflétant des défis persistants liés à l’accès, à la qualité et à l’efficacité des systèmes éducatifs. De même, l’environnement général permettant l’épanouissement des droits de l’enfant est classé 102e mondial, ce qui place la Tunisie parmi les pays les moins performants sur ce critère.
Le rapport souligne également l’effet négatif du changement climatique sur les droits de l’enfant en Tunisie. L’intégration de cet indicateur fait passer le score du pays de 0,725 à 0,660, confirmant une vulnérabilité accrue aux facteurs environnementaux, notamment sur les conditions de vie des enfants.
Un appel à renforcer les politiques publiques
Le KidsRights Index 2026 conclut que les écarts observés entre les différents domaines traduisent la nécessité de renforcer les politiques publiques en faveur de l’enfance. Le rapport appelle notamment à : renforcer les cadres juridiques de protection des enfants, améliorer les budgets consacrés aux droits de l’enfant, garantir la participation des enfants aux décisions qui les concernent, développer les systèmes de collecte et d’analyse de données et lutter contre les discriminations.
Avec un recul de dix places et des performances inégales selon les secteurs, la Tunisie apparaît dans le KidsRights Index 2026 comme un pays confronté à des défis structurels persistants en matière de droits de l’enfant, notamment dans les domaines de l’éducation et de l’environnement de développement.



