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Société

Chokri Yaïche : « Les faibles secousses sismiques en Tunisie réduisent le risque de séismes plus puissants »

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  • 29 juin 2026
  • 4 min de lecture
Chokri Yaïche : « Les faibles secousses sismiques en Tunisie réduisent le risque de séismes plus puissants »

Le professeur de géologie et des sciences de la Terre à l’enseignement supérieur, Chokri Yaïche, a souligné, lundi 29 juin 2026, que la compréhension des phénomènes naturels nécessite une approche globale, la Terre n’étant pas un système isolé, mais un élément d’un ensemble interconnecté englobant les profondeurs terrestres, l’atmosphère, l’activité solaire et l’espace cosmique. Selon lui, ces différents éléments interagissent en permanence au sein de cycles naturels complexes.

Intervenant à la radio, il a relevé que plusieurs séismes ont été enregistrés simultanément ces dernières semaines dans différentes régions du monde, notamment au Japon, aux Philippines et au Venezuela. Si ces événements sont principalement liés au mouvement des plaques tectoniques et à la libération de l’énergie accumulée dans la croûte terrestre, leur concomitance soulève, selon lui, des interrogations scientifiques quant à l’existence de liens éventuels entre ces phénomènes.

Chokri Yaïche a également expliqué que l’activité solaire a atteint un pic depuis 2025, une période marquée par une intensification des tempêtes géomagnétiques et des éjections de masse coronale qui affectent la haute atmosphère. Il a précisé que certaines hypothèses scientifiques, encore à l’étude, évoquent d’éventuelles répercussions indirectes de ces phénomènes sur l’activité géologique.

Le spécialiste a par ailleurs abordé la notion de « pouls de la Terre », indiquant que certaines recherches mesurent une fréquence naturelle de la planète susceptible de varier en fonction de l’activité géomagnétique. Il a précisé que plusieurs observatoires ont effectivement relevé des variations de cette fréquence à certaines périodes, tout en soulignant qu’aucun consensus scientifique définitif n’existe à ce jour sur l’interprétation de ce phénomène.

Concernant les vagues de chaleur, Chokri Yaïch estime que la hausse des températures résulte probablement de l’interaction de plusieurs facteurs, parmi lesquels l’activité solaire et les grands courants atmosphériques qui régulent la circulation des masses d’air. Ces mécanismes peuvent favoriser le maintien d’air chaud au-dessus de certaines régions durant de longues périodes. Il a également évoqué l’hypothèse selon laquelle la position du système solaire au sein de la galaxie pourrait l’exposer à des zones présentant des densités énergétiques variables, avec des répercussions possibles sur l’activité solaire et les équilibres environnementaux terrestres. Il a toutefois rappelé que ces questions demeurent au stade de la recherche scientifique.

Le professeur a en outre indiqué que la Tunisie se situe sur une plaque tectonique relativement active, ce qui explique l’enregistrement occasionnel de faibles secousses sismiques. Il a cité l’exemple du tremblement de terre survenu récemment à Gaâfour, dans le gouvernorat de Siliana, d’une magnitude de 3,3 sur l’échelle de Richter. Selon lui, ce type de secousses correspond généralement à une libération progressive de l’énergie géologique, ce qui réduit les risques d’une accumulation susceptible de provoquer des séismes de plus forte intensité, tout en insistant sur la nécessité d’assurer un suivi scientifique permanent de ces phénomènes.

En conclusion, il a appelé à renforcer la culture de la construction parasismique, en particulier dans les régions présentant une activité géologique relative. Il a insisté sur le fait que l’étude des phénomènes naturels exige d’éviter les explications simplistes et de privilégier des approches scientifiques pluridisciplinaires associant la géologie, les sciences du climat et l’astrophysique afin de mieux comprendre les équilibres complexes qui régissent la planète Terre.

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Auteur

La Presse

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