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Levée du gel des avoirs de Marouane Mabrouk : une décision qui relance le dossier

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  • 3 juillet 2026
  • 2 min de lecture
Levée du gel des avoirs de Marouane Mabrouk : une décision qui relance le dossier

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès de la cour d’appel de Tunis a rendu, dans la nuit de jeudi à vendredi, une décision dans le dossier relatif à la levée du gel des avoirs de l’homme d’affaires Marouane Mabrouk, décidée en janvier 2018 par un conseil ministériel restreint.

La cour a prononcé l’annulation du jugement de première instance à l’encontre de Mehdi Ben Gharbia et a décidé un non-lieu en sa faveur. Elle a, par ailleurs, confirmé les autres dispositions du jugement concernant les autres prévenus, selon une source judiciaire citée par l’Agence TAP.

Retour sur le jugement de première instance

Dans ce dossier, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis avait rendu, le 3 mars 2026, un jugement condamnant plusieurs personnalités politiques et économiques.

L’homme d’affaires Marouane Mabrouk, l’ancien chef du gouvernement Youssef Chahed, ainsi que plusieurs anciens ministres, dont Mabrouk Korchid, Mehdi Ben Gharbia, Mohamed Ridha Chalghoum, Mohamed Anouar Maarouf et Khemaïes Jhinaoui, avaient été condamnés à six ans de prison.

Étaient également concernés Mohamed Adel Karrar, ancien directeur général de Karama Holding, et Lotfi Ben Sassi, ancien conseiller économique.

Les faits reprochés

Selon les éléments judiciaires rapportés, l’affaire est liée à la décision de levée du gel des avoirs de Marouane Mabrouk prise par le conseil ministériel restreint de janvier 2018.

Les prévenus étaient poursuivis pour exploitation de la qualité d’un fonctionnaire public afin d’obtenir un avantage injustifié pour eux-mêmes ou pour autrui, avec préjudice à l’administration, ainsi que pour participation à ces faits.

Le tribunal de première instance avait ordonné l’exécution immédiate du jugement à l’encontre de certains accusés, notamment Youssef Chahed, Mabrouk Korchid, Mohamed Anouar Maarouf et Lotfi Ben Sassi.

Il avait également prononcé un non-lieu pour d’autres anciens ministres, dont Riadh Mouakher, Salma Elloumi, Imed Hammami et Samir Taïeb.

Enfin, des amendes estimées à 800 millions de dinars par condamné avaient été prononcées, assorties d’une obligation de remboursement solidaire du même montant.

R.I

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Auteur

La Presse

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