La Tunisie et la France ont clôturé officiellement, ce lundi 6 juillet 2026 à Tunis, les activités du projet “Savoir Agir”, un programme de coopération dédié à la réforme des cursus de licence et au renforcement de l’employabilité des diplômés.
Organisé par la Direction générale de la rénovation universitaire (DGRU), sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en partenariat avec l’Institut français de Tunisie et l’Ambassade de France en Tunisie, ce séminaire de haut niveau a marqué la fin d’un cycle de trois années de transformation universitaire.
Placée sous le thème “De l’université vers le monde de l’emploi”, cette rencontre a réuni responsables institutionnels, experts et universitaires afin de dresser le bilan d’un programme centré sur l’intégration de compétences transversales dans les formations. L’objectif affiché : dépasser la simple transmission de connaissances pour doter les étudiants de compétences pratiques favorisant leur insertion professionnelle.
Dans une déclaration aux médias, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a qualifié le programme de “coopération exemplaire”, soulignant son impact sur la modernisation des licences universitaires. Elle a insisté sur la volonté commune d’accompagner l’ambition tunisienne de rénovation des cursus, en mettant l’accent sur des compétences essentielles telles que la communication, l’apprentissage continu et l’adaptabilité professionnelle.
Selon elle, cette évolution permet aux étudiants non seulement d’acquérir des savoirs académiques, mais aussi de développer des aptitudes utiles dans la vie professionnelle et sociale. “Savoir mieux communiquer, savoir mieux apprendre tout au long de la vie”, a-t-elle résumé, en évoquant un changement de paradigme dans la formation universitaire.
Le programme “Savoir Agir”, financé à hauteur de 2 millions d’euros sur la période 2023-2026, s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération universitaire franco-tunisienne, considérée comme un axe structurant du partenariat bilatéral. L’ambassadrice a indiqué que le dispositif repose sur une logique de pérennisation, notamment à travers la formation de formateurs, qui permet d’assurer la diffusion des compétences au sein des universités tunisiennes.
À ce jour, près de 1 500 formateurs ont été formés, avec une montée en puissance progressive du dispositif. La phase actuelle consiste à étendre ces formations aux enseignants, consolidant ainsi l’impact du programme sur le long terme.
Les travaux du séminaire ont également mis en lumière les résultats des ateliers pilotes menés dans plusieurs universités tunisiennes, notamment à Kairouan et à Carthage, où de nouvelles approches pédagogiques ont été expérimentées. L’Université de Gabès a, pour sa part, présenté une méthodologie d’assurance qualité baptisée TransQual, visant à renforcer le suivi des formations et l’évaluation des compétences acquises.
Mais au-delà du bilan, les participants ont insisté sur la continuité de la coopération, illustrée également par les programmes scientifiques Hubert Curien et par les partenariats en cours avec les instances tunisiennes d’évaluation de la recherche. Enfin, la présence de plus de 16 000 étudiants tunisiens poursuivant leurs études en France a été rappelée comme un symbole fort des liens académiques entre les deux pays.
R.I



