Les vagues de chaleur vont se multiplier dans les années à venir en raison des dérèglements climatiques, a alerté Zouhair Ben Ghloutti, expert en environnement et ingénieur général en ressources de la Terre et de l’environnement.
Lors d’une intervention sur les ondes de la Radio Nationale, Ben Ghloutti a indiqué que les projections basées sur les données enregistrées confirment une hausse des températures mondiales de plus de deux degrés, impactant ainsi l’ensemble de la surface terrestre.
L’expert a précisé que nous enregistrerons désormais chaque année des températures record inédites, accompagnées de vagues de chaleur plus prolongées, à l’image de ce que traverse l’Europe actuellement. Il a notamment pointé du doigt le réchauffement des océans, l’intensification des courants atmosphériques et la dégradation de l’atmosphère, des facteurs qui déstabilisent le climat global et entraînent une multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes.
L’impératif de l’adaptation au changement climatique
Zouhair Ben Ghloutti a insisté sur l’urgence de trouver des solutions et de s’adapter à ces bouleversements, dont les répercussions toucheront de plein fouet les secteurs économique, environnemental et sanitaire.
Il a particulièrement mis l’accent sur la nécessité pour les agriculteurs tunisiens de faire évoluer leurs pratiques face à des prévisions de plus en plus alarmantes. L’expert a d’ailleurs prévenu que certaines régions pourraient devenir invivables en raison de la rareté des ressources en eau, qualifiant le changement climatique de dossier prioritaire sur lequel tous les États doivent impérativement se concentrer.
Quelles solutions pour la Tunisie ?
Parmi les pistes évoquées, l’invité de la Radio Nationale a préconisé la mise en place d’un programme transversal de réduction des émissions de gaz à effet de serre, impliquant tous les secteurs aux niveaux national, régional et local.
M. Ben Ghloutti a rappelé que depuis l’Accord de Paris, chaque État est tenu de soumettre un rapport et un plan d’action de lutte contre le changement climatique qui, une fois ratifiés, acquièrent une valeur contraignante similaire à celle d’un traité. Si la Tunisie dispose d’un plan national en la matière, l’expert a toutefois révélé que les financements actuels demeurent insuffisants pour assurer sa mise en œuvre effective.
En conclusion, l’expert environnemental a martelé que la pénurie d’eau restera le défi le plus critique auquel l’État tunisien devra faire face à l’avenir.



