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Pour le mois de juin, la Fédération de l’hôtellerie dresse un bilan mitigé et constate une légère baisse de l’activité

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  • 9 juillet 2026
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Pour le mois de juin, la Fédération de l’hôtellerie dresse un bilan mitigé et constate une légère baisse de l’activité

Le démarrage de la haute saison touristique s’avère hélas plus complexe que prévu pour les hôteliers tunisiens. Intervenant ce jeudi 9 juillet 2026 au micro de Jawhara FM, Ramzi Akrout, membre de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH), a dressé un premier bilan mitigé de l’activité. Le responsable mise cependant sur une relance en juillet et en août grâce au grand retour de la clientèle russe, européenne et algérienne.

En effet, Ramzi Akrout a révélé que les unités hôtelières enregistrent actuellement un repli de 10 % à 20 % de leur taux d’occupation par rapport aux performances de l’exercice durant la même période de l’année précédente. « Ce fléchissement s’explique par un mois de juin particulièrement fluctuant et instable en matière de flux de voyageurs » indique-t-il. Un constat qui a poussé le syndicat patronal à concentrer ses espoirs sur une forte reprise d’activité pour les mois de juillet et d’août.

Pour renverser la vapeur, la FTH s’appuie sur la réactivation simultanée de plusieurs marchés émetteurs stratégiques. Dans cet ordre d’idées, Ramzi Akrout a mis en exergue le retour hautement salvateur de la clientèle russe sur le littoral national. « Il s’agit d’une dynamique couplée à la solidité des réservations sur les marchés européens traditionnels (français, allemand, britannique) et à l’afflux massif attendu des estivants algériens par les frontières terrestres », note-t-il. C’est ce mix de clientèles internationales qui devrait donc redresser la courbe des nuitées et de saturer la capacité d’accueil des stations balnéaires au cours des prochaines semaines.

Pénurie de personnel qualifié et tourisme local

Face aux critiques des consommateurs concernant la cherté des vacances aux hôtels, le représentant des hôteliers a tenu à expliciter la structure des tarifs. « La tarification des chambres obéit à des critères économiques rigoureux, incluant la loi de l’offre et de la demande ainsi que l’inflation des coûts d’approvisionnement et la catégorie des services délivrés », justifie-t-il. Et d’ajouter que « les hôtels font également face à un défi logistique lourd et qui est une pénurie criante de main-d’œuvre et de personnel qualifié que ce soit en services, en cuisine ou en accueil ». Ce déficit, toujours selon M. Akrout, se fait cruellement ressentir durant le pic d’activité et par ricochet, pèse sur les coûts d’exploitation des établissements.

Afin de préserver le pouvoir d’achat des clients tunisiens tout en soutenant le tourisme intérieur, Ramzi Akrout a rappelé l’existence de leviers commerciaux protecteurs. Il exhorte fermement les familles tunisiennes à abandonner les décisions de réserver à la dernière minute et les a invité à opter pour la culture de la réservation précoce (Early Booking). « Ce mécanisme contractuel reste le seul outil efficace permettant aux résidents locaux de contourner les hausses de tarifs saisonnières et de négocier des prix préférentiels ainsi que des remises substantielles auprès des agences de voyages et des directions d’hôtels. Et ce, avant l’engorgement total des structures », conclut-il.

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Auteur

Abir Chemli

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