La professeure Raja Yassine Bahri nouvelle présidente de « Beït Al-Hikma » : Première femme à la tête de l’institution
C’est désormais officiel. La publication au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) scelle une nomination historique : pour la première fois depuis sa création en 1983, l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beït Al-Hikma » sera présidée par une femme, la professeure Raja Yassine Bahri.
Le décret n°136 de l’année 2026, paru au Jort ce 1er juillet 2026, est venu entériner le vote de l’assemblée générale de l’institution qui s’est tenue le 14 mars dernier. Cette officialisation marque le début d’une nouvelle ère pour l’illustre académie sise sur la colline de Carthage.
La nouvelle présidente est loin d’être une inconnue dans le paysage académique national et international. Chercheuse d’envergure, Raja Yassine Bahri a longtemps marqué de son empreinte la Faculté des Arts, des Lettres et des Humanités de l’Université de La Manouba, où elle a exercé comme professeure de langue et de littérature espagnoles. Spécialiste mondialement reconnue de l’histoire des Morisques, ses travaux rigoureux, son empathie et son expertise lui ont valu de siéger en tant que membre de la prestigieuse Académie royale d’Espagne (Real Academia Española). C’est donc une figure de proue de la recherche scientifique et du rayonnement culturel tunisien et international qui s’installe aux commandes de Beït Al-Hikma.
Au-delà de son parcours d’exception, cette nomination résonne comme un symbole fort. En devenant la première femme à présider cette haute institution en plus de quarante ans d’existence, la professeure Raja Yassine Bahri brise un plafond de verre académique. Elle succède ainsi à d’illustres figures de la pensée tunisienne, apportant un regard neuf tout en s’inscrivant dans la continuité de l’excellence de l’académie.
La colline de Carthage s’apprête ainsi à vibrer au rythme des nouveaux chantiers scientifiques, littéraires et artistiques que la nouvelle présidente ne manquera pas d’impulser. Nous lui souhaitons plein succès dans cette noble mission au service du savoir, du dialogue des cultures et du rayonnement international de la Tunisie.



