40 films tunisiens candidats au 2e Festival international du court-métrage de Timimoun en Algérie : Les cinéastes tunisiens au rendez-vous
Les œuvres sélectionnées concourront dans ces trois catégories pour décrocher le Grand Prix « Gourara d’Or », distinction suprême du festival. Elles pourront également prétendre au Prix Tinerkouk du meilleur film africain, une récompense mettant en lumière les créations du continent.
La Presse — Le Festival international du court-métrage de Timimoun (Tisff), en Algérie, confirme son ambition de devenir un rendez-vous majeur du cinéma court dans la région avec une participation internationale exceptionnelle pour sa deuxième édition, prévue du 5 au 10 novembre 2026. Les organisateurs annoncent avoir reçu 3 265 candidatures issues de 132 pays, dont 40 films tunisiens, témoignant de l’intérêt croissant suscité par cette jeune manifestation.
Ouvertes du 15 mai au 30 juin 2026, les inscriptions enregistrent une progression significative par rapport à la première édition. Les œuvres proposées se répartissent entre 1 603 courts-métrages de fiction, 1 033 documentaires et 629 films d’animation, illustrant la diversité des formes narratives explorées par les cinéastes contemporains. Les films sélectionnés concourront dans ces trois catégories pour décrocher le Grand Prix « Gourara d’Or », distinction suprême du festival. Ils pourront également prétendre au Prix Tinerkouk du meilleur film africain, une récompense mettant en lumière les créations du continent. Selon le règlement du festival, la compétition est ouverte gratuitement aux réalisateurs. Les films doivent avoir été produits en 2025 ou 2026, durer entre 10 et 40 minutes et disposer d’un sous-titrage en arabe ou en anglais. Ils doivent également être inédits en Algérie et présentés en avant-première nationale.
Placé sous le patronage du ministère algérien de la Culture et des Arts, le Tisff entend s’imposer comme un espace d’exploration des nouvelles écritures cinématographiques au cœur du Sahara. Sa direction artistique est confiée à Fayçal Sahbi, universitaire et spécialiste des politiques culturelles.
Une commission technique spécialisée a, d’ores et déjà, entamé le visionnage des œuvres candidates afin d’établir la sélection officielle qui sera dévoilée prochainement.
Au-delà de la compétition, le festival porte une ambition culturelle et territoriale : faire de Timimoun un lieu de rencontres entre cinéastes, professionnels et publics, tout en valorisant le patrimoine du Grand Sud algérien et en renforçant son attractivité touristique.
Timimoun est une oasis emblématique du Grand Sud algérien, située dans la wilaya d’Adrar, au cœur de la région du Gourara, entre le plateau du Tademaït et les immenses dunes du Grand Erg Occidental. Elle est surnommée « la ville rouge » en raison de la couleur ocre de ses constructions en terre, elle se distingue par son architecture traditionnelle en toub (brique de terre crue), ses ruelles étroites, ses ksour et ses façades aux nuances rouges qui se fondent dans le paysage désertique. La ville conserve l’héritage des anciennes sociétés oasiennes, façonnées par la gestion collective de l’eau, l’agriculture et des échanges caravaniers transsahariens.


