Les professionnels du transport public non régulier de personnes observeront, demain lundi 13 juillet, une grève générale nationale qui devrait fortement perturber les déplacements à travers le pays. Le mouvement, prévu de 5h00 à 21h00, concernera les taxis individuels, les taxis collectifs, les taxis touristiques, les louages ainsi que les services de transport rural.
Dans un communiqué publié précédemment, la Fédération nationale du transport, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), a expliqué que cette mobilisation intervient pour dénoncer ce qu’elle qualifie de “politique de procrastination” de la part de l’autorité de tutelle, accusée de ne pas avoir respecté les engagements pris envers les professionnels du secteur.
Selon la Fédération, les autorités étaient revenues sur leur promesse d’appliquer une révision des tarifs au cours du mois de juin, après s’être initialement engagées à mettre en œuvre cette augmentation avant la fin du mois de mars 2026. L’organisation estime que l’absence de progrès dans les négociations et le maintien des revendications sans réponse ont conduit les représentants du secteur à recourir à la grève.
La Fédération souligne que cette revendication intervient dans un contexte marqué par la hausse continue des coûts d’exploitation, notamment ceux liés aux carburants, à l’entretien des véhicules et aux pièces de rechange, des charges qui pèsent de plus en plus lourdement sur les professionnels.
Afin d’assurer le bon déroulement du mouvement, la structure syndicale a appelé l’ensemble des exploitants de véhicules de transport public non régulier à respecter le mot d’ordre de grève en laissant leurs véhicules à domicile durant toute la journée. Elle a également chargé les présidents des chambres régionales de prendre les dispositions nécessaires en fonction des spécificités de chaque région, tout en appelant au maintien du calme et au bon déroulement de cette action de protestation.



