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Préparatifs de la rentrée scolaire : Enseignants et parents main dans la main

  • 15 juillet 2026
  • 5 min de lecture
Préparatifs de la rentrée scolaire : Enseignants et parents main dans la main

Le ministère de l’Education vient de publier la liste des fournitures scolaires dont ont besoin les élèves de l’enseignement primaire pour l’année scolaire 2026/2027.

La Presse — Cette mesure vise à harmoniser les fournitures scolaires et à faciliter les achats pour les parents à chaque niveau de l’enseignement.

La liste couvre tous les niveaux de l’enseignement primaire, du CP au CM2, avec une définition précise du nombre et du type de cahiers requis, en tenant compte des besoins spécifiques de chaque niveau. Elle comprend également des cahiers pour des matières spécifiques, comme la mémorisation, le dessin géométrique, les sciences et la géographie.

L’importance de respecter la liste

Le ministère a exhorté les parents à respecter la liste officielle lors de l’achat des fournitures scolaires. Cela garantit aux élèves le matériel pédagogique nécessaire et leur évite d’acheter des articles inutiles. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des préparatifs anticipés pour la rentrée scolaire et de l’adaptation du processus d’approvisionnement en fournitures aux besoins de chaque niveau du primaire.

A précèdé cette publication l’interdiction de vente des manuels et fournitures scolaires par les établissements du privé. A se demander la raison de cet empressement qui surprend effectivement.

Mais cela se justifie lorsqu’on constate que les abus ont atteint des proportions inacceptables. Ceux qui fréquentent les écoles du privé étaient (nous supposons qu’on applique ces recommandations et que les parents ne se laissent pas faire) obligés d’acheter manuels, fournitures et….tablier auprès de l’établissement.

Les prix imposés par un certain nombre d’entre eux dépassaient tout entendement. Il faudrait reconnaître que d’autres par contre, étaient dans les normes. En fin de compte ils rendaient service aux parents qui étaient dans l’obligation de suer sang et eau en attendant leur tour dans les librairies ou au sein des grandes surfaces qui ont bien des choses à se faire reprocher.

Cette campagne que constitue la rentrée scolaire, est une aubaine pour eux et une catastrophe pour les parents qui se retrouvaient complètement dépassés par les exigences de leurs enfants, qui se cramponnent à tout et  une fois devant la caisse fourgue tout ce qu’ils ont dissimulé pour leur forcer la main.

Et le total dès lors, atteint les sommets. Les parents de ce fait ont raison dans ces conditions de se plaindre : la rentrée coûte de plus en plus cher. Ils oublient que l’école demande rarement des cahiers de luxe, des paquets de feutres de vingt couleurs, des couvertures aux motifs attrayants mais qui coûtent horriblement cher.

D’ailleurs, depuis des années les enseignants ont été sensibilisés et pour la majorité écrasante d’entre eux la liste des fournitures scolaires demandées est acceptable, logique et ne fait plus de vagues.

Et c’est le minimum qu’on puisse faire pour alléger les charges énormes qui pèsent sur les familles.

« Cette année, nous avons raccourci les vacances pour faire face aux dépenses de la rentrée nous a déclaré une mère de famille qui était venue dans une librairie de l’Ariana en quête de cahiers compensés».

Une occasion de poser quelques questions au libraire qui avait suggéré il y a deux ou trois ans de remettre aux élèves la liste des cahiers demandés cautionnée par le tampon de l’établissement.

« Avec une liste non cautionnée, les parents font la chasse aux cahiers subventionnés d’une librairie à l’autre en présentant la même liste et par voie de conséquence toutes les prévisions sont faussées. Les uns stockent des cahiers en surplus, alors que d’autres n’en trouvent plus, ce qui fait grimper le coût et lése bien des familles.

En principe, nous n’aurons pas de problème cette année encore étant donné que l’usine qui fabrique le papier a tourné à plein régime et la quantité prévue a été livrée aux fabriquants».

De bon augure mais la contribution des enseignants à la lutte contre la vie chère est primordiale.

Restent les prix de ces fournitures et leur qualité. C’est le problème qui se pose de manière chronique. Les prix dépendent pour certains articles du cours des devises. Ils sont importés.

La qualité varie mais la porosité des frontières laisse quand même passer des quantités assez importantes. Nous retrouvons ces fournitures dans le marché parallèle. Il faudrait faire attention, c’est une question de santé surtout pour les élèves du préparatoire.

Pour les livres que les élèves de l’enseignement public utilisent, il n’y a pas eu d’augmentation.

Pour le privé, le ministère a interdit les importations sauvages et semble décidé à mettre un terme aux abus.

Voilà où nous en sommes alors que les vacances fondent sous l’effet de la chaleur à qui on prête l’intention de jouer les prolongations et que les économies se liquéfient sous la poussée des prix des articles non subventionnés.

Auteur

Kamel GHATTAS

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