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Point de vue : L’exemple italien

  • 15 juillet 2026
  • 4 min de lecture
Point de vue : L’exemple italien

La Presse — Giovanni Malago, nouveau patron de la Fédération italienne de football,  rappelé pour sauver ce football ruiné et si médiocre qu’il n’a plus les joueurs capables d’aller au Mondial pour la troisième fois de suite, n’a pas pris beaucoup de temps pour marquer son territoire.

Il a chassé ceux qui n’ont pas réussi, y compris l’immense gardien Buffon, il a mandaté deux grands noms pour gérer les affaires du football et des sélections, soit Paolo Maldini et Leonardo. Deux noms lourds, costauds qui ont derrière eux un monstrueux CV et des carrières impressionnantes.

Maldini est l’un des symboles du foot italien, Leonardo a marqué son nom au PSG, au Milan et aussi en sélection brésilienne. Tous les deux ont gagné des titres, ont côtoyé les plus grands entraîneurs et dirigeants, sans oublier leur reconversion réussie en tant que dirigeants. On ne les a pas ramenés parce que c’étaient deux ex-grands joueurs seulement, mais aussi parce qu’ils ont fait le métier de dirigeant de haut niveau.

Il ne manque que Guardiola pour compléter la chaîne et pour espérer relancer un football italien en faillite totale. Faisons le parallèle sur notre sélection. Plus de deux semaines passées après le fiasco retentissant du Mondial, et encore ce malicieux et même pernicieux silence du côté de Houcine Jenayeh et du bureau fédéral.

Une indifférence limite odieuse et un manque de responsabilité attendu et pas étonnant de la part de ces gens habitués à faillir sans qu’on leur demande des comptes. Ils n’ont jamais pensé à démissionner, ils n’ont pas présenté des excuses, ils traînent encore en attendant les ordres du ministre des Sports, et au bout du compte, une équipe nationale dans le flou total.

L’Italie a choisi de grands noms et a fait la rupture avec le passé. Des noms comme Maldini et Leonardo et, éventuellement Guardiola, donnent de l’espoir, de l’énergie pour repartir. Alors que des noms comme Houcine Jenayeh, Zyed Jaziri, Khelil Chemmam (qui ont certes quitté mais trop tard) ne donnent aucune chance de réussite.

C’est la vérité, ce sont des gens parachutés, incompétents et ce n’est pas parce qu’ils ont joué en sélection et gagné pendant un certain temps, qu’ils sont des « lumières ». Ni CV, ni conduite exemplaire, ni capacité de communication, ils n’ont rien à donner. Jenayeh, qui continue encore de tirer les ficelles dans les coulisses, est certainement un garçon chanceux dans la vie.

A l’Etoile, il a profité de l’héritage sportif et administratif de son père (quelle différence de classe!), à la FTF, il a été à l’ombre de Wadi El Jary avant de dire qu’il va partir et laisser les autres travailler. Puis, il refait surface, et voilà le résultat auquel nous sommes arrivés. Et derrière cela, des clubs incorrects et impliqués jusqu’au cou dans le « donnant-donnant » et dans les basses manœuvres « électoralistes ».

Qui va alors pouvoir nommer des noms crédibles pour relancer l’équipe nationale ? Tant que Jenayeh et son clan au bureau fédéral et parmi les clubs sont là, tant que la structure technique fédérale est confiée à des techniciens habitués aux discours vains des intenables plateaux télé et radio, on ne pourra jamais avancer. En Italie, ils ont opté pour des sommités, et des noms notoires. Nous, on voit que les perdants et les incompétents dictent leur loi bon gré mal gré !

Auteur

Rafik EL HERGUEM

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