Au-delà du souvenir de Diego Maradona lors de l’affrontement des deux formations au Mondial 1986, ce soir, entre les visées de reconquête des Three Lions et la volonté de l’Albiceleste d’écrire une nouvelle page de son histoire, cette demi-finale s’annonce comme l’un des plus grands rendez-vous de cette Coupe du monde.
La Presse — C’est une affiche qui n’a pas besoin de superlatifs pour capter l’attention des férus du sport-roi. Angleterre-Argentine en demi-finale du Mondial, c’est le grand format proposé ce soir au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta avec, d’un côté, des Albicelestes tenants du titre, et, de l’autre, des Three Lions qui ont l’occasion de renouer avec les années fastes du football britannique.
Deux monuments du football mondial vont donc croiser le fer ce soir. En quête d’un premier titre planétaire depuis 1966, l’Angleterre de Harry Kane doit tout d’abord écarter l’Argentine pour se projeter par la suite. Quant aux coéquipiers de Lionel Messi, battre les Anglais et ensuite enchaîner pour glaner un 4e sacre mondial constitue forcément l’objectif d’une sélection qui entend ainsi poursuivre son règne sur la planète football.
Ce soir, l’Angleterre débarque au stade d’Atlanta avec le plein de confiance suite à ses récents succès face aux Léopards, El Tri et autres Lions Nordiques récemment. Avec un Jude Bellingham brillant et un Harry Kane éblouissant, l’Angleterre de Thomas Tuchel répond jusqu à présent, mais attention au pedigree de l’adversaire de ce soir, un onze aussi coriace que tenace et galvanisé lors des temps forts par la présence d’un joueur de la trempe de Lionel Messi.
En effet, l’Argentine prouve toujours que gagner est inscrit dans ses gènes et que son ADN de mastodonte du football mondial n’est pas près de faiblir. Même quand les coéquipiers du gardien Emiliano Martinez sont « secoués », ils trouvent le moyen de renverser la table et de forcer leur destin, à l’image de leur production d’ensemble face aux Requins Bleus et contre les Pharaons.
Opposition de style
Ce soir, entre l’équipe de Lionel Scaloni et la formation de Thomas Tuchel, l’on s’attend aussi à une opposition de style sur le terrain, un affrontement qui opposera deux philosophies. En clair, l’intensité et la fougue anglaises feront face au métier, au sang froid et à la maîtrise technique argentine.
Aussi, pour pousser plus loin l’analyse et rembobiner même jusqu’à 1986, au-delà de l’enjeu sportif, ce grand format ravive forcément une rivalité nourrie par le conflit des îles Malouines en 1982, promettant encore et toujours une empoignade des plus soutenues. Qui ne se rappelle donc pas de cette confrontation mémorable du Mondial 1986 en quart de finale, arbitré par le référée tunisien Ali Bennaceur et remportée par l’Argentine de Diego Maradona ?
Côté anglais, Jordan Henderson est forfait pour blessure alors que Jarell Quansah effectuera son retour de suspension. L’Argentine, à son tour, récupérera Medina, remis de sa blessure tandis que Paredes reste incertain après avoir été touché contre la Suisse. Sur ce, les deux formations disposent d’assez d’atouts pour performer.
Avec « La Pulga », Lautaro Martinez et Julian Alvarez devant, l’Albiceleste a de quoi susciter la crainte de l’adversaire, alors qu’au même moment, De Paul, Enzo Fernandez et Mac Allister assurent l’équilibre à l’entrejeu. Reste maintenant au gardien Martinez, Romero et autre Lisandro Martinez à garder toute leur lucidité et confiance derrière pour barrer la route aux attaquants anglais, des Anglais portés par le tandem Kane-Bellingham, mais également stabilisés par les Rice, Gordon, Konsa et autre Guéhi.
Ce soir, Le onze anglais s’en remettra à Pickford dans les buts, O’Reilly, Guehi, Stones et Konsa derrière. Anderson, Rice, Gordon, Bellingham et Saka au cœur du jeu, alors que Harry Kane sera la tête d’affiche offensive. Côté argentin, devant « l’inénarrable » portier Emiliano Martinez, l’on retrouvera une ligne défensive à quatre avec Tagliafico, Lisandro Martinez, Romero et Molina, un milieu formé de Paredes, Mac Allister, Fernandez et De Paul, alors qu’Alvarez et Messi porteront les espoirs offensifs du tenant. Ce soir, le sommet d’Atlanta promet une lutte acharnée entre un onze qui entend se rapprocher d’un 4e trophée mondial et une formation qui veut mettre à un terme à un destin capricieux en Coupe du monde depuis 60 ans.
Forcément, ce grand format réunit tous les ingrédients d’un sommet sans égal. On s’en délecte déjà !



