Face à la forte hausse de la consommation électrique provoquée par la vague de chaleur actuelle, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a décidé de procéder, ponctuellement, à des réductions de charge afin de préserver l’équilibre du réseau national et éviter un éventuel effondrement généralisé.
Le président-directeur général de la STEG, Fayçal Trifa, a expliqué que les coupures enregistrées ces derniers jours sont principalement liées à l’utilisation massive des climatiseurs, conséquence directe de l’envolée des températures.
Dans une déclaration accordée à l’Agence TAP, il a indiqué que la consommation électrique a atteint 5 000 mégawatts par jour durant les heures de pointe, situées entre 14h00 et 16h00, soit une augmentation d’environ 30 % par rapport à la consommation habituelle.
Des coupures limitées à une heure
Pour éviter une surcharge du réseau, la STEG procède à ce qu’elle appelle des “réductions de charge”, une mesure technique consistant à interrompre temporairement l’alimentation de certaines zones lorsque la demande dépasse les capacités disponibles.
“La durée des coupures ne dépasse pas une heure”, a assuré Fayçal Trifa, précisant que les établissements sensibles et stratégiques ne sont pas concernés par ces interruptions.
Selon lui, cette procédure vise essentiellement à éviter un scénario plus grave, à savoir un black-out, qui provoquerait une panne électrique généralisée à l’échelle nationale.
Le responsable a toutefois précisé que les coupures dépassant une heure sont généralement dues à des incidents techniques, et non à des délestages programmés. Il a assuré que les équipes de la STEG restent mobilisées en permanence afin d’intervenir rapidement et rétablir l’alimentation électrique dans les meilleurs délais.
Fayçal Trifa a expliqué que cette pression exceptionnelle sur le réseau électrique est directement liée aux températures élevées qui touchent actuellement la Tunisie, mais également plusieurs pays du bassin méditerranéen.
Il a également indiqué que les capacités d’importation d’électricité depuis l’Algérie restent très limitées, en raison des conditions climatiques similaires que traverse le pays voisin et de l’importante demande enregistrée sur son propre réseau.
R.I



