Alors que la Tunisie s’apprête à connaître un nouveau pic de chaleur et que les températures pourraient atteindre des niveaux exceptionnellement élevés dans certaines régions, la question d’un éventuel “congé thermique” commence à émerger dans le débat public.
L’ingénieur environnemental et expert en climatologie Hamdi Hached a évoqué cette possibilité, estimant que plusieurs pays ont déjà recours à des mesures spécifiques lorsque les températures atteignent des seuils dangereux pour la santé humaine. Ces dispositifs peuvent notamment prévoir une réduction des horaires de travail ou la suspension temporaire de certaines activités en extérieur afin de protéger les citoyens.
Intervenant vendredi 17 juillet 2026 sur Express Fm, l’expert a rappelé que les vagues de chaleur sont désormais considérées comme des phénomènes climatiques majeurs pouvant avoir des conséquences sanitaires importantes. Selon lui, les fortes températures ne constituent plus seulement une contrainte saisonnière, mais un véritable risque nécessitant des mécanismes d’adaptation.
Cette question se pose alors que la Tunisie traverse une nouvelle période de chaleur intense. Hamdi Hached a indiqué qu’un nouveau pic thermique pourrait être enregistré dès lundi prochain, avec la poursuite de la vague de chaleur au cours des prochains jours. Il prévoit notamment un cumul pouvant atteindre 8 à 9 jours avec des températures dépassant les 40 °C, avec des pointes susceptibles d’approcher les 50 °C dans certaines zones.
L’expert a également attiré l’attention sur la hausse des températures nocturnes, qui dépassent désormais 30 °C durant plusieurs nuits consécutives, une situation particulièrement préoccupante pour les catégories vulnérables, notamment les personnes âgées, les nourrissons, les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies chroniques.
Actuellement, la Tunisie privilégie les bulletins d’alerte et les recommandations sanitaires en période de forte chaleur, sans appliquer de mesures réglementaires contraignantes concernant les activités professionnelles ou les horaires de travail.
Pour Hamdi Hached, l’évolution du climat impose toutefois de réfléchir à de nouveaux outils de prévention et d’adaptation. Le débat autour d’un éventuel “congé thermique pourrait ainsi s’inscrire dans une réflexion plus large sur la protection des travailleurs et des populations face à la multiplication des épisodes de chaleur extrême.



