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Après la chaleur extrême, la Tunisie pourrait-elle connaître des pluies diluviennes ?

  • 17 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Après la chaleur extrême, la Tunisie pourrait-elle connaître des pluies diluviennes ?

La vague de chaleur exceptionnelle qui touche actuellement la Tunisie n’est pas un épisode isolé, mais l’un des signes visibles de l’accélération du changement climatique, selon le spécialiste du climat Dr Adel Hentati.

Une “coupole thermique” au-dessus de l’Afrique du Nord

Intervenant sur Express Fm, le climatologue a averti que la Tunisie pourrait connaître, au cours des mois d’août et septembre, des épisodes météorologiques plus extrêmes, avec notamment de fortes pluies, des perturbations violentes et des risques d’inondations, selon les modèles climatiques européens.
D’après lui, les études climatiques prévoyaient initialement l’apparition de vagues de chaleur similaires dans la région à l’horizon 2030-2031. Toutefois, l’accélération du dérèglement climatique a avancé l’apparition de ces phénomènes, qui se manifestent désormais plusieurs années plus tôt que prévu.
Adel Hentati explique que la situation actuelle est liée à l’installation d’une vaste coupole thermique provoquée par une masse d’air extrêmement chaud provenant du Sahara. Cette situation a également affecté plusieurs régions d’Europe occidentale, notamment l’Espagne et le Portugal.
Même si une baisse progressive de l’écart avec les normales saisonnières pourrait intervenir, les températures devraient rester supérieures aux moyennes habituelles dans les prochains jours.
Le spécialiste souligne que l’un des marqueurs majeurs du changement climatique réside désormais dans l’alternance rapide entre des périodes de chaleur extrême et des épisodes météorologiques violents.

Vers des pluies intenses après la chaleur ?

Selon Adel Hentati, la confrontation entre des masses d’air froid venues des régions polaires et de l’air chaud et humide pourrait favoriser la formation de puissants systèmes nuageux, susceptibles de provoquer des précipitations abondantes, parfois accompagnées de grêle et de crues soudaines.
Les modèles climatiques européens actuels évoquent une probabilité accrue de précipitations exceptionnelles durant les mois d’août et septembre en Afrique du Nord et en Europe occidentale. L’expert précise toutefois qu’il s’agit de tendances probabilistes, avec un niveau de fiabilité estimé entre 40 et 60 %, et non de prévisions définitives.
Face aux températures élevées, le climatologue a appelé les citoyens, notamment les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques, à limiter l’exposition au soleil durant les heures de pointe, à boire suffisamment d’eau et à éviter les déplacements non indispensables.
Il a également alerté sur l’augmentation de l’évaporation des ressources hydriques en raison des fortes chaleurs, ce qui accentue la pression sur la disponibilité de l’eau dans le pays.
Pour Adel Hentati, le changement climatique n’appartient désormais plus au domaine des projections futures : il constitue une réalité actuelle à laquelle la Tunisie doit s’adapter, en anticipant davantage les épisodes de chaleur extrême et les phénomènes météorologiques violents qui pourraient les accompagner.

Auteur

R. I

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