Société

Vidéo choc dans une clinique privée à Tunis : une patiente anesthésiée filmée au bloc opératoire, la justice saisie

  • 17 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Vidéo choc dans une clinique privée à Tunis : une patiente anesthésiée filmée au bloc opératoire, la justice saisie

Une famille tunisienne s’apprête à saisir la justice après la diffusion d’une vidéo montrant une patiente en état d’inconscience, sous anesthésie complète, à l’intérieur du bloc opératoire d’une clinique privée à Tunis. Les images, largement relayées récemment sur les réseaux sociaux, ont provoqué une vague d’indignation et relancé le débat sur le respect du secret médical et de la dignité des patients.

Selon les déclarations de Ghofrane Jendoubi, fille de la patiente concernée, l’incident remonte à environ neuf mois, lors d’une intervention chirurgicale urgente subie par sa mère. La famille affirme n’avoir pris connaissance de l’existence de cette vidéo que trois jours auparavant, après sa diffusion sur les plateformes sociales.

La fille de la patiente a indiqué s’être rendue immédiatement auprès de la direction de la clinique afin d’obtenir des explications. Elle accuse l’établissement d’avoir tenté de se désengager de sa responsabilité, notamment en contestant les faits et en orientant la famille vers une plainte visant uniquement la stagiaire soupçonnée d’avoir filmé la scène.

Face à cette situation, la famille a annoncé son intention de mandater un huissier de justice afin de constater officiellement le contenu de la vidéo et de déposer une plainte auprès du procureur de la République.

Une possible violation du secret professionnel

Intervenant sur cette affaire, l’avocate Ibtissem Ben Haj Khadher a rappelé que le personnel médical, paramédical et administratif des établissements de santé est soumis à une obligation stricte de respect du secret professionnel.

« Toute violation du secret professionnel constitue une infraction sanctionnée par la loi », a-t-elle affirmé, précisant que le caractère récent de l’affaire tient au fait que la famille n’a découvert les faits qu’au moment de la diffusion publique de la vidéo.

L’avocate a également indiqué dans une déclaration accordée à Diwan Fm que la responsabilité de la clinique pourrait être engagée en tant que personne morale. Elle a rappelé que la législation tunisienne, notamment l’article 254 du Code pénal ainsi que les dispositions relatives à la protection des données personnelles, prévoit des sanctions contre toute personne qui divulgue des informations confidentielles concernant des patients ou porte atteinte à leur vie privée à travers l’enregistrement ou la diffusion d’images.

L’affaire devrait désormais être examinée par les autorités judiciaires afin de déterminer les responsabilités dans cette affaire qui soulève de nouvelles interrogations sur la protection de l’intimité des patients au sein des structures de santé.

R.I

Auteur

R. I

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