États-Unis : fumées toxiques, incendies géants et inondations, trois fléaux frappent le pays
Les États-Unis font face à une succession d’événements météorologiques extrêmes. Vendredi, une épaisse fumée provenant des feux de forêt qui ravagent plusieurs régions a recouvert une vaste partie de l’est du pays, des Grands Lacs jusqu’à Washington. Dans le même temps, des inondations persistantes frappent la région de Hill Country, au Texas, pour le troisième jour consécutif, tandis que de nouveaux incendies se sont déclarés dans le Nord-Ouest, sur la côte Pacifique.
Au total, 68 incendies majeurs étaient actifs dans 15 États américains, selon le Centre national interagences de coordination de la lutte contre les incendies. Ce bilan représente une augmentation d’environ 24 foyers par rapport à la veille, après le déclenchement de 17 nouveaux incendies dans le Nord-Ouest Pacifique, provoqués notamment par une série d’impacts de foudre.
Face à cette situation, des millions d’Américains sont exposés à des conditions dangereuses liées à la qualité de l’air et aux risques d’incendies ou d’inondations. Plusieurs autorités locales ont appelé les habitants à rester à domicile, alors que le pays est frappé simultanément par trois phénomènes extrêmes : la propagation des feux dans l’ouest, les inondations dans le sud et la pollution atmosphérique causée par les fumées dans l’est.
Une mobilisation massive des secours
Les autorités ont déployé d’importants moyens pour tenter de maîtriser les incendies. Plus de 17 400 pompiers et personnels spécialisés, ainsi que 140 hélicoptères et quatre équipes dotées d’avions militaires C-130 de lutte contre les feux, sont actuellement mobilisés à travers le territoire américain.
Depuis le début de l’année, les incendies ont déjà détruit près de 3,72 millions d’acres de végétation, soit environ 1,5 million d’hectares. Cette superficie dépasse de plus d’un million d’acres celle enregistrée à la même période l’année dernière.
Des risques aggravés par la multiplication des catastrophes
Pour Jesse Berman, professeur à l’École de santé publique de l’Université du Minnesota, la simultanéité de plusieurs catastrophes naturelles accentue leurs conséquences.
« Ces catastrophes combinées peuvent avoir des impacts bien plus graves que ceux observés lorsqu’elles surviennent séparément », a-t-il expliqué, soulignant les effets sanitaires liés aux épisodes de chaleur extrême, à la pollution de l’air et aux conditions météorologiques dangereuses.
La dégradation de la qualité de l’air a déjà placé plusieurs grandes villes nord-américaines parmi les plus polluées au monde. Detroit, Minneapolis et Toronto figuraient notamment en tête des classements internationaux de pollution atmosphérique au début de la semaine, en raison des fumées persistantes provenant des incendies.



