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L’UGTT appelle à un plan d’urgence pour sauver la STEG et la SONEDE

  • 18 juillet 2026
  • 3 min de lecture
L’UGTT appelle à un plan d’urgence pour sauver la STEG et la SONEDE

Après avoir été aux premiers rangs des contestations des travailleurs, Les syndicalistes semblent avoir de nouvelles priorités. S’alliant aux mêmes doléances des citoyens privés d’électricité et d’eau potable durant ces derniers jours spécialement caniculaires, la grogne syndicale se déplace sur le terrain énergétique et hydraulique. En effet, la centrale syndicale indique qu’elle refuse de faire des agents les boucs émissaires des coupures d’eau et d’électricité. En ce qui concerne la crise des coupures d’électricité et d’eau, elle pointe un doigt accusateur au gel des investissements de l’État et au blocage des grands chantiers.

Dans un communiqué officiel publié ce samedi 18 juillet 2026, le département des offices et des entreprises publiques à l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a exigé la mise en œuvre immédiate d’un plan national de sauvetage structurel pour les secteurs de l’eau et de l’électricité. La centrale ouvrière attribue la multiplication des coupures de courant et l’instabilité chronique des réseaux de distribution d’eau potable non pas à des facteurs conjoncturels, mais à une accumulation systémique de défaillances de gestion au sein des ministères stratégiques, à côté d’une dégradation avancée des infrastructures de transport et à un sous-équipement chronique des monopoles publics.

Pour la direction de l’UGTT, l’administration tunisienne doit opérer une rupture doctrinale immédiate pour s’extirper d’une gestion de crise au jour le jour et concevoir des réformes pérennes et profondes. A ce titre, le syndicat exhorte le gouvernement à débloquer une enveloppe d’investissement conséquente et qui soit dédiée au renouvellement complet des canalisations et des transformateurs de haute puissance, à la finalisation réglementaire des grands chantiers d’infrastructures actuellement gelés par la bureaucratie, à la modernisation des outils de gouvernance, au renforcement des grilles de recrutement et à l’application stricte du principe constitutionnel de reddition de comptes pour l’ensemble des décideurs et des directeurs d’administrations publiques.

La centrale syndicale rejette les arguments officiels qui lient le rationnement technique au gré de la météo et affirme que le stress hydrique et électrique actuel n’est pas le produit d’un aléa climatique de passage ou d’un excès de consommation des ménages. L’organisation y voit plutôt « le résultat direct d’une décennie de procrastination politique, marquée par le report systématique des réformes structurelles, l’effondrement des budgets d’investissements publics et l’incapacité de l’État à planifier ses infrastructures en fonction de la croissance démographique, des bascules économiques régionales et du réchauffement climatique mondial ».

La partie syndicale s’est, par ailleurs, érigée en bouclier pour protéger les travailleurs de première ligne face à la colère de l’opinion publique suite aux coupures. L’UGTT refuse catégoriquement que les ingénieurs, les cadres techniques et les agents de terrain de la Société Tunisienne d’Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) ainsi que de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) endossent la responsabilité et soient désignés comme les boucs émissaires des interruptions des services. Le communiqué est conclu en rappelant que « ces personnels accomplissent leurs missions de service public dans des conditions de stress thermique extrêmes et hautement dangereuses, subissant de plein fouet l’absence de pièces de rechange, l’obsolescence du matériel technique et faisant face à un sous-effectif aggravé par le gel des recrutements dans la fonction publique ».

R.I 

 

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R. I

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