La numérisation, levier de la transition sanitaire
LA Tunisie nouvelle se bat sur plusieurs fronts en vue de réussir la numérisation des différents domaines des activités économiques et sociales, plus particulièrement ceux touchant au vécu quotidien des citoyens, dont notamment la santé publique.
Dans ce cadre, on annonce la finalisation de la plateforme nationale “e-santé” qui vise la généralisation de l’identifiant unique devant permettre aux patients de suivre, par eux-mêmes, leur dossier médical en ligne, sachant que ce procédé est appelé à être étendu au secteur privé.
Rappelons qu’il s’agit d’un portail baptisé “Sahetna.tn”, unifié, centralisé et sécurisé dont la configuration technique se trouve dans sa phase finale avec une dématérialisation prochaine des différents actes médicaux pour les différents patients.
Dans le même ordre d’idées, les centres hospitalo-universitaires ont démarré les projets de numérisation sanitaire dans le but évident de consolider l’œuvre de digitalisation des services de santé, de simplifier les démarches administratives, sans oublier l’amélioration de la qualité de la prise en charge des patients.
Toutefois, il est utile de veiller à l’application méticuleuse de ces nouvelles dispositions afin d’éviter, effectivement, la multiplication des dossiers médicaux pour le même patient, sachant que la période d’expérimentation a été menée, déjà, avec succès dans bon nombre d’établissements hospitaliers publics dans l’attente de la généralisation progressive aux établissements privés.
En outre, il s’agit d’une orientation à confirmer, selon la vision présidentielle, tout en étant appelée à améliorer l’accès aux soins, optimiser les processus médicaux et renforcer la qualité des services de santé, surtout que le système tunisien de santé fait face, depuis quelque temps, à des défis, dont notamment la répartition inégale des ressources médicales et les besoins croissants de la population.
Pour y faire face, la santé numérique devient, incontestablement, un levier stratégique pour transformer le secteur grâce à un système numérique sanitaire intégré et au renforcement de la gouvernance du secteur, tout en fournissant des prestations efficaces dans les diverses structures hospitalières.
Les observateurs sont ainsi persuadés que la réussite de cette transition dépendra de la capacité à garantir l’interopérabilité des systèmes et à accompagner les professionnels de santé dans l’adoption de ces nouveaux outils.



