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Financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté
La Presse —Le Groupe de la Banque africaine de développement, en collaboration avec l’Institut coréen pour la politique économique internationale (KIEP), organisera le 28 juillet prochain un séminaire sur les Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2026. Cet événement se veut une plateforme favorisant le dialogue entre l’Afrique et l’Asie sur le financement du développement, les opportunités d’investissement et les tendances macroéconomiques qui façonnent l’avenir des deux régions.
L’Asie continue de jouer un rôle de plus en plus important dans les flux de capitaux mondiaux, le développement des infrastructures, la finance verte et la coopération industrielle. Par conséquent, les gouvernements, les institutions financières et le secteur privé s’intéressent de plus en plus à la manière dont l’Afrique se positionne pour mobiliser des financements de développement à grande échelle. Les besoins de financement de l’Afrique, ses priorités en matière de réformes et l’évolution de son paysage de l’investissement revêtent une importance croissante pour les stratégies d’investissement à l’étranger.
Le rapport PEA 2026, dont le thème est « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », répond à des préoccupations communes en fournissant des analyses pertinentes.
Ce séminaire offrira également aux acteurs asiatiques une occasion d’approfondir leur compréhension des déficits de financement en Afrique, des opportunités d’investissement et du rôle des réformes politiques en cours dans l’élaboration de projets bancables. Il explorera, en outre, les moyens par lesquels les institutions financières, les fonds souverains, les agences de développement et les investisseurs privés asiatiques peuvent contribuer de manière plus stratégique au programme de transformation de l’Afrique.
Le débat sera focalisé sur des domaines clés d’intérêt commun, dont le financement du développement sur les marchés émergents, l’expansion de la participation asiatique aux projets d’infrastructure et de transition écologique en Afrique. En outre, les participants exploreront les moyens permettant de renforcer la mobilisation des ressources nationales, de tirer profit des structures innovantes de financement mixte et d’approfondir la coopération entre l’Afrique et l’Asie dans un environnement financier mondial fragmenté.
Ce séminaire offre aux décideurs politiques, aux investisseurs et aux institutions asiatiques une tribune leur permettant de s’impliquer directement dans le programme de financement du développement de l’Afrique, en pleine évolution, et d’explorer les voies d’une coopération mutuellement bénéfique.
BM/Maroc : un nouveau Cadre de partenariat-pays 2026-2035
La Banque mondiale a présenté récemment son nouveau Cadre de partenariat-pays 2026-2035 avec le Maroc. Alignée sur le Nouveau modèle de développement, cette feuille de route prévoit un appui renforcé à la création d’emplois, au développement du secteur privé et à une croissance plus inclusive, avec près de 15 milliards de dollars destinés au secteur public.
Le directeur pays de la Banque mondiale (BM) pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, a indiqué que ce nouveau partenariat reflète l’ambition du Maroc de faire évoluer son modèle de croissance, historiquement soutenu par l’investissement public, vers un modèle davantage porté par le secteur privé, créateur d’emplois en nombre et en qualité, notamment au profit des jeunes et des femmes.
De son côté, le représentant régional de IFC (International Finance Corporation / Société financière internationale) pour le Maghreb, David Tinel, a expliqué que la mise en œuvre de cette stratégie s’articulera autour de trois grands résultats. Il s’agit du renforcement de la compétitivité et de la productivité des entreprises, du développement de territoires plus inclusifs, mieux connectés et plus résilients, ainsi que de la consolidation du capital humain, à travers une meilleure adéquation entre les compétences des jeunes, les besoins des entreprises, l’amélioration des systèmes de santé et de protection sociale, et une participation accrue des femmes au marché du travail. D’après Tinel, le Groupe de la Banque mondiale entend mobiliser l’ensemble de ses instruments pour accompagner cette dynamique, notamment à travers le financement des entreprises, le développement des partenariats public-privé, l’appui aux collectivités territoriales, ainsi que des investissements dans les secteurs à fort potentiel de création d’emplois, tels que les infrastructures, les énergies renouvelables, la logistique, l’agroalimentaire, la santé ou encore le tourisme.
Le nouveau Cadre de partenariat-pays reposera sur un mécanisme de suivi continu, avec l’élaboration de plans d’action annuels, un dialogue permanent avec les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile, ainsi qu’une évaluation régulière des résultats afin d’ajuster les interventions aux priorités nationales et d’accompagner, dans la durée, les ambitions de développement du Royaume à l’horizon 2035.



