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Développement régional : Justice territoriale et inclusion sociale

  • 23 juillet 2026
  • 4 min de lecture
Développement régional : Justice territoriale et inclusion sociale

Le Président de la République a placé la question régionale au cœur du programme national de développement. C’est que pour lui, la région est un levier incontournable de croissance durable, un facteur de stabilité sociale et un élément essentiel d’épanouissement  économique.

Un statut tout à fait mérité vu l’importance du potentiel dont disposent nos régions. C’est d’ailleurs cette utilité qui justifie l’adoption, comme on l’a déjà souligné, d’«une nouvelle planification fondée sur les régions, capable de corriger les équilibres et de garantir une croissance inclusive».

La Presse— Malgré l’importance des dispositifs mis en place pour instaurer les bases d’un développement régional global et durable, la région souffre encore de contraintes sérieuses qui concernent, notamment, la lourdeur administrative, le déficit toujours manifeste au niveau de l’infrastructure, ce qui atteste de la mauvaise connectivité aussi bien routière, ferroviaire que numérique, l’absence de transfert technologique, et les faiblesses au niveau des écosystèmes locaux. Autant de défaillances qui ont pénalisé l’activité économique dans son ensemble.

Il a fallu donc trouver de nouvelles parades qui soient en mesure  de réinventer la politique nationale de développement à travers une meilleure implication de la région dans le cercle des décisions, l’engagement d’une décentralisation administrative et financière concrète et la garantie d’un niveau de connectivité plus élevé.

Pour réussir de telles orientations, le plan de développement 2026-2030 a retenu une approche ascendante qui part du local jusqu’au national, en passant, bien évidemment, part le régional. Il est question, donc, d’une rupture avec les politiques centralisées et un engagement concret pour une planification à la base qui permet aux collectivités locales d’identifier les besoins réels de la population et d’entreprendre les dispositions nécessaires selon, bien entendu, les particularités et les spécificités propres à chaque région. C’est-à-dire que chaque région est la principale actrice de son propre développement.

Gouvernance participative

En plus clair, la nouvelle stratégie mise en place est axée sur une  gouvernance participative capable de bien conduire les politiques publiques tout en collant aux réalités du terrain. Une stratégie qui aurait, certainement, pour mérite, comme le réaffirme à chaque fois le Président de la République, de mettre un terme à toutes les fragilités qui ont toujours accentué les déséquilibres territoriaux, d’en finir, ainsi, avec les modèles centralisés et d’instaurer un nouveau paysage marqué par la diversification économique, l’égalité des chances, la justice territoriale et l’inclusion sociale.

Un scénario ambitieux qui entend aider concrètement la région de passer du stade de la marginalisation à celui de la valorisation concrète pour en faire, ainsi, un véritable levier d’investissement, d’emploi et de création de richesses globales et durables.

Et selon nos architectes économiques, le nouveau plan devrait se traduite concrètement par une consolidation significative de l’indicateur de développement régional qui devrait passer de 0,54 à 0,60. Assez pour réduire des déséquilibres historiques pénalisants.

Ce qui donne plus de crédibilité au plan mis en place, c’est surtout la mobilisation de toute une plate forme numérique pour le suivi des projets grâce, notamment, à une interface d’alerte précoce pour anticiper les éventuelles difficultés.

Une sorte de veille qui a toujours fait défaut et qui explique, en grande partie, la mise à l’arrêt de plusieurs projets ou encore le non-aboutissement d’autres.

Il s’agit, donc, de toute une réinvention de la politique nationale de développement régional. C’est-à-dire une nouvelle vision qui fait du concret son fondement.

Toutefois, malgré l’importance des orientations retenues, la concrétisation ne serait pas de tout repos, notamment en termes de financement. D’où le besoin d’une mobilisation totale de tous les acteurs et surtout un engagement bien soutenu du secteur privé.

Justement, le secteur privé est appelé aujourd’hui à se libérer, encore plus, de ses réserves, à assumer davantage ses responsabilité et honorer, du coup, son statut de partenaire stratégique.

Il doit, de ce fait, suppléer les fonds publics dont les ressources restent toujours timides.

Auteur

Anis SOUADI

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